Twitter dans les interstices du temps disponible

C’est dimanche soir, et je constate que je n’ai rien écrit sur ce blog ce week-end.

J’ai évidemment plein d’excuses — j’ai attrapé un rhume, j’avais les activités familiales du week-end à mener, etc. Détails sans intérêt. Ce qui compte est que, je n’ai pas trouvé le temps.

Le temps, c’est ce qui manque le plus, je me le dis souvent, et je le répéterai souvent.

Cependant, sur ce week-end ordinaire, j’ai trouvé le temps d’écrire plusieurs dizaines de tweets, sur mon iPhone. Je n’ai pas compté. Il vaut peut-être mieux pas.

A mon avis, une partie du génie de Twitter — ou, plus exactement, du couple Twitter / smartphone — est là : s’incruster dans des micro-interstices de temps libre.

Ecrire un tweet, tweeter, avec un peu de pratique et une fois construit son avatar (« je est un autre », je le rappelle), ça prend très peu de temps — en lecture comme en écriture. Ça peut se glisser dans quelques instants. Ça consomme des instants vides qui autrement seraient perdus, la queue au supermarché, l’attente à un feu rouge, aux toilettes, la glandouille devant la télévision sans la regarder, etc. Ou bien, ça rallonge des tâches de routine, sans enjeu, ça fait des mini-pauses, en cuisinant, en vidant le lave-vaisselle. Ça s’infiltre et ça se fait de la place, comme la mousse dans les pierres, comme les insectes dans la terre, ou comme certaines créatures du monde de La Chute d’Hypérion [Kwatz!]. Et c’est redoutable.

Ecrire un billet de blog — ou n’importe quel texte, ou activité équivalente, produire du Excel ou du PowerPoint par exemple #jdcjdr — nécessite de s’asseoir, devant une machine avec un vrai clavier. La question de l’outil est peut-être relative : avec un peu de pratique, j’arriverai peut-être à écrire des textes conséquents sur tablette ou sur smartphone, j’ai déjà essayé, je suis peu convaincu, mais je réessaierai. Mais il restera la question du temps disponible. Il faut une vraie plage de temps, à peu près continue, au moins une dizaine de minutes, idéalement plus.

Tweeter est donc particulièrement adapté à certains modes de vie, tels que le mien. Il se trouve que j’ai une vie, j’en ai même deux, une vie professionnelle et une vie familiale, j’ai ces deux chances, mais elles me laissent assez peu de longues plages de temps disponibles. Sauf en cas de charge de travail faible. Ou de soirée inoccupée. Ou d’insomnie. Par contre, les interstices ne manquent pas.

Certes les frontières sont floues, et certains blogs ressemblent à un agrégat de tweets, mais ce n’est pas mon intention pour ce blog. A titre d’exemple, ce billet va faire environ 450 mots pour une demi-heure de rédaction.

J’aime bien tweeter dans les interstices, mais je veux trouver des plages pour écrire.

Bonne soirée.

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