Pistes de lecture

Fabrice Nicolino, dans Rue89 (Paris), le 16 février 2013

(…) on est passé d’une situation où la viande était issue d’un élevage plus ou moins artisanal, où il y avait un contrôle social étroit sur la manière dont les animaux étaient élevés, à une industrie de la viande, avec des abattoirs modernes, des traders, des Bourses, des régions comme la Bretagne devenues ateliers de viande et de lait…

Aujourd’hui, on peut dire que la viande a atteint la perfection industrielle, c’est une industrie mondialisée, qui appartient souvent à des fonds de pension ou des organismes financiers et qui pose les mêmes problèmes que l’économie financiarisée : la nécessité de dégager des taux de rentabilité de 8 à 10%…

  •  Sans commentaire.

Ed Smith dans NewStatesman (Londres), le 18 janvier 2013

Many of those who inflated the Armstrong bubble will now capitalise on his confession. (…)

There is an eerie symmetry here. We might call it reputational overshoot. When a hero’s shares are booming, the market rewards ever-greater price inflation. When those shares are tanking, short-sellers become the kings.

The real losers in this game are the clean riders and the writers who contradict the mood of the moment, those who spoke out against doping at the time. There is a market for the truth but it is a very fickle one. We’ve all got some thinking to do about the rise and fall of Lance Armstrong.

  • La spéculation, l’un des grands poisons de notre temps, marche dans les deux sens. On peut spéculer à la hausse, comme spéculer à la baisse. La perversion n’est pas une question de direction, mais une question de vitesse et d’avidité.

Gaël Giraud, dans Le Monde (Paris), 13 février 2013

Le second enjeu de la scission n’est autre que le financement de l’économie française. Aujourd’hui, sur 8 000 milliards de total de bilan bancaire français, seuls 10 % servent au financement des entreprises.

Et 12 %, au financement des ménages. Le reste, ce sont des opérations de marché : selon la Banque des règlements internationaux (BRI), 7 % des activités de dérivés financiers mettent en jeu une institution de l’économie réelle.

Ce qui veut dire que, sur le montant des 47 000 milliards associés aux activités de dérivés menées par BNP Paribas, 44 000 milliards (22 fois le PIB français !) n’ont pas pour contrepartie une entreprise de l’économie réelle.

  • A quoi servent les banques ? A quoi sert le secteur financier ? J’essaierai d’y revenir.

Gideon Rachman, dans The Financial Times (Londres), le 28 janvier 2013

The « reasonable person » is usually to be found in legal textbooks. If you want to meet the « reasonable person » in the flesh, however, I would suggest a trip to the World Economic Forum in Davos.

While the general image of « Davos man » is that he is either a venal hypocrite or a vacuous freeloader, the truth is rather duller. The typical forum participant is an English-speaking internationalist. He or she will be mildly (but not excessively) concerned by all the fashionable issues — from global warming to sustainable development, to the Middle East peace process and corporate social responsibility.

(…) It is hard to make a judgment at the World Economic Forum because « unreasonable » people tend not to be invited. Countries send their best-behaved politicians to Davos and leave the more thuggish and populist ones at home.

  • C’est facile d’être « raisonnable », ou de prétendre l’être, quand on est riche, repu, puissant et respecté. C’est encore plus facile de traiter avec mépris de « déraisonnables » ceux qui n’ont rien, ou pas grand’chose, et qui ont peur de le perdre, et qui sont poussés à bout par la vie et les épreuves. C’est tellement facile !

Despite the often justified cynicism that Davos provokes, the end of an era when the world’s most powerful people embraced similar ideas — and co-operated closely — would be a sad and dangerous moment.

  • Certes.

Fanny Jimenez dans Die Welt (Berlin), via WorldCrunch (Paris), le 27 janvier 2013

On social networks on the other hand, everybody tries to come across at their very best, often embellishing their profiles. According to researchers, Facebook « friends » become a reference group against which one starts to compare one’s own popularity and success — and this easily leads to glorifying others and putting them above oneself, i.e. the perfect recipe for feelings of envy. Researchers coined the phrase « envy spiral » to describe this phenomenon.

« Envy can proliferate on social networks and become even more intense in the case of passive users, » the researchers write. « Considering the fact that Facebook use is a worldwide phenomenon and envy is a universal feeling, a lot of people are subject to these painful consequences, » said the study.

  • Facebook est une forme de narcissisme assisté par ordinateur. Et, j’insiste, cela emprisonne dans un personnage réducteur et appauvri, superficiel et surtout figé, difficile à évoluer.

Bonne semaine.

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