L’hiver sous le couvercle

Cet hiver a assez duré.

L’hiver est une épreuve.

Je crois avoir déjà abordé ce thème : c’est face à l’hiver que, année après année, je me sens vieillir.

A 15 ans, à 25 ans, je ne pense pas que j’appréhendais l’hiver, ni que je le ressentais comme une épreuve.

Mais maintenant, je crains son arrivée, et je le vis comme une épreuve. Un obstacle chaque année un peu plus difficile à surmonter, une pente difficile à monter.

Peut-être est-ce aussi parce que j’admets plus facilement les liens entre environnement et individu, et entre physique et mental.

Plus jeune, on méprise les difficultés liées à l’environnement. Ou on les ignore. On surestime les capacités de l’individu à surmonter son environnement. On se sent moins vulnérable, et on est peut-être effectivement moins vulnérable.

Plus jeune, on néglige les conséquences du physique sur le moral. On ne voit pas les multiples voies par lesquelles le physique vient influer, conditionner le moral, le gonfler ou le dégonfler.

Nous sommes début mars, et l’hiver n’est toujours pas fini. Mais la fatigue s’est accumulée, et continue de s’accumuler. Les carences diverses en vitamines connues ou mal connues, et produits assimilés, le plus connu étant la vitamine D, plus simplement le manque de lumière, tout cela s’accumule.

On peut quantifier le manque de lumière.

Paris : environ 1700 heures de soleil par an. Marseille : environ 2800. 65% de plus.

Paris : environ 85 heures de soleil en février. Marseille : environ 155. 80% de plus.

Comment quantifier la fatigue ?

Comment quantifier la dépression saisonnière, ou plutôt ses différents tentacules, ses poisons lents et ordinaires ?

Comment quantifier la lassitude, le stress, l’épuisement ?

Je ne veux pas tomber dans la quantophrénie, même si je sais que je présente de sérieuses prédispositions.

Je voudrais juste me sentir un peu moins écrasé. Je suis fatigué.

En fait, je crois que je voudrais juste un peu de soleil. Comme tout le monde. Comme Fabienne Thibeault, encore et toujours :

Y a longtemps qu’j’ai pas vu l’soleil
Dans mon univers souterrain
Pour moi tous les jours sont pareils
Pour moi la vie ça sert à rien
Je suis comme un néon éteint…

J’attends le printemps. Et avant cela, j’attends les vacances d’hiver. Vacances et hiver, est-ce contradictoire ? En tout cas, j’ai hâte. Cette année, pour la première fois depuis trois ans, la deuxième depuis neuf ans, je vais voir la montagne. Quand on a de la chance, l’hiver, la montagne vous porte au-dessus de la couche des nuages, et pendant quelques jours et quelques heures, vous échappez au lourd couvercle écrasant.

Bonne nuit.

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Un commentaire pour L’hiver sous le couvercle

  1. Mehö dit :

    Par chance pour toi que tu n’as pas à vivre un vrai hiver nordique… Mais peut-être que tu aimerais plus cet hiver froid et rigoureux. Les sports hivernaux nous tiennent en forme, on prend du soleil et évidemment, il faut bien manger pour éviter les carences en vitamines. On évite la dépression en restant positif. 😉

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