Pistes de lecture – Vers la fin du modèle Merkel ?

Depuis plusieurs années, il n’y en a plus que pour « le modèle allemand ». En Europe en général, et en France en particulier.

Par souci de précision, et puis parce que j’ai trop de respect pour l’Allemagne, l’Histoire allemande, la culture allemande et le peuple allemand, je préfère parler du « modèle Merkel ». Et plutôt que « modèle », il faudrait d’ailleurs dire « discours idéologique ». Ou « leçons de morale ». Mais faisons court. Disons « le modèle Merkel ».

Ce « modèle Merkel » a une histoire. Il a eu un début et il aura une fin. Sa fin est peut-être plus proche qu’on ne croit.

De quoi parle-t-on ?

Merkel a été élue une première fois à l’automne 2005, dans une coalition avec les sociaux-démocrates du SPD, qui l’a amenée à renoncer à certaines vélléités néo-libérales, et à se couler dans les politiques socio-libérales de son prédecesseur Gerhard Schröder. Face au choc de l’automne 2008, elle a rallié sans rien dire la politique d’urgence néo-keynésienne inspirée au reste du monde par Gordon Brown.

Ce n’est qu’à partir de sa réélection à l’automne 2009, en coalition avec les libéraux du FDP, qu’on peut parler de « modèle Merkel » — même si certains éléments existaient précédemment à l’état latent.

Le « modèle Merkel », c’est le modèle au nom duquel l’austérité a été imposée à toute l’Europe, notamment à la faveur de la défaîte de Gordon Brown en mai 2010, et de la « crise des dettes souveraines », et de l’affaiblissement graduel de la France, par les nabots Sarkozy, Fillon, Hollande, et autres.

Le « modèle Merkel », c’est avant tout du mépris pour les faibles (pas compétitifs) et les pêcheurs (en déficit). Du mépris. La volonté de sanctionner, de condamner, de punir. Et l’idée que les cancres doivent juste imiter le bon élève, de se calquer sur le « modèle », ou supposé tel : baisser les dépenses, éteindre les déficits, exporter, baisser les salaires, baisser les prix, etc. Ne plus investir : rembourser. Ne plus préparer l’avenir : éteindre les péchés du passé. J’en passe et des pires.

De mon point de vue, il est clair que ce « modèle Merkel », cette politique, ces choix sont depuis longtemps un échec cuisant — sauf peut-être pour quelques banques et quelques industriels notamment en Allemagne. Relire « L’échec de l’austérité » , « Le mythe de la compétitivité » , « L’homme le plus dangereux d’Europe » .

Ou lire Pierre Rimbert, dans « Le Monde Diplomatique » de mai 2013 : « Le ‘modèle allemand’ ou comment s’obstiner dans l’erreur. » Ou Jacques Sapir en janvier 2014 : « L’Allemagne a détruit le marché de la zone euro. » Ou tant d’autres.

Mais rien n’y fait. Année après année, depuis 2010, le « modèle Merkel » brille de mille feux, surfant sur les échecs ou les capitulations de ses partenaires. Et ses critiques demeurent rejetés dans l’obscurité.

Et cet été, à la faveur de la victoire de la Mannschaft à la Coupe du Monde de football, le « modèle Merkel » a connu une sorte d’apogée. Juillet 2014, apogée du « modèle Merkel », comme juillet 1914 fut en somme l’apogée du Reich wilhelminien.

Suivons la chronologie.

Le mardi 8 juillet 2014, l’Allemagne humilie le Brésil par 7 à 1. Le dimanche 13 juillet 2014, l’Allemagne remporte la Coupe du Monde de football.

Roger Cohen, l’admirable Roger Cohen, qui sait si admirablement capter le « Zeitgeist » (l’air du temps, l’esprit du temps, l’humeur du temps) intitule son éditorial du New York Times du 17 juillet 2014, tout simplement : « Germany Is Weltmeister » :

Germany, I said, does not believe in quick fixes. It is worth repeating because it is an idea that sets the country apart in an age where a quick killing, tomorrow’s share price, instant gratification and short-termism are the norm. Germans on the whole think what the rest of the world builds is flimsy. Anyone who has felt the weight of a German window, or the satisfying hermetic clunk of one closing, knows they have a point. The German time frame is longer. (…)

Perhaps German success is the result of the immensity of past German failure. I think that has something to do with it, even a lot. Whatever its roots, German success is important and instructive. (…)

Germany is now soccer’s « Weltmeister, » a composite word composed of « world » and « master. » It deserves the honor. Its society has much to teach others. But restraint will be its watchword.

La semaine suivante, la seule couverture de Newsweek datée du 25 juillet 2014, suffit à décrire la situation. Sous-titre : « Spot a problem. Analyse it. Solve it. » Titre : « Welcome to the German Century » .

Un mois plus tard, en France, le Premier Ministre prend le prétexte d’une critique du « modèle allemand » pour se débarrasser de son Ministre de l’Economie, comme le raconte Christian Salmon sur Médiapart en date du 29 août 2014 :

Entouré de ses conseillers, Valls est déterminé. La fine équipe qui l’accompagne depuis Évry quand ce n’est pas depuis la fac de Tolbiac, est sur le pied de guerre. On regarde en direct le discours de Montebourg guettant le moindre faux pas. On sourit d’aise quand il fustige l’austérité, cette « idéologie destructrice », ce « mauvais médicament » contre le chômage et la croissance. On s’attend à le voir déplorer des « erreurs collectives » commises sur le plan économique en Europe et s’appuyer sur les critiques du prix Nobel d’économie Paul Krugman ou encore la présidente du FMI, Christine Lagarde.

Le ministre de l’économie ne s’en prend pas directement au président, ni au premier ministre Manuel Valls. La cible de Montebourg, c’est l’Europe. C’est là que Valls l’attend. « Nous avons été de bons élèves de la classe européenne » en suivant les principes « les plus extrémistes de la droite allemande ». « La deuxième puissance économique de la zone euro n’a pas à s’aligner sur les axiomes idéologiques de l’Allemagne. » À peine ces mots sont-ils prononcés que la décision est prise.

(…) De la transgression annoncée à l’attente d’une sanction. De la faute supposée à la punition attendue. Le débat politique cède la place au théâtre du châtiment. Le lendemain matin, Valls se rend à l’Élysée pour dicter ses conditions au président de la République. Il veut la tête de Montebourg. Il ne se contente pas d’une démission forcée du contestataire.

La messe est dite.

Il est interdit de critiquer « le modèle allemand ».

Il n’y a pas d’autre politique possible. Il n’y a pas d’alternative. There is no alternative. TINA. Es gibt keine Alternative. EGKA.

Merkel a raison : tous les pays d’Europe n’ont qu’à faire comme l’Allemagne. Tous les pays d’Europe n’ont qu’à réduire un tiers de leur population active à la misère. Tous les pays d’Europe doivent devenir des exportateurs nets. C’est la seule voie. C’est le modèle. Tout le monde doit faire pareil, comme ça tout le monde sera weltmeister.

Qu’on se le dise.

Silence dans les rangs.

Et puis en à peine quelques semaines, à l’arrivée de l’automne, les voix divergentes se multiplient.

Le 18 septembre 2014, Der Spiegel (centre-gauche) se fait l’écho des inquiétudes de Marcel Fratzscher, conseiller de Sigmar Gabriel, ministre (social-démocrate) de l’économie, et de son livre « L’Illusion Allemande » :

Despite its shiny façade, the German economy is crumbling at its core. That, at least, is how Marcel Fratzscher sees it. With the country’s infrastructure becoming obsolete and companies preferring to invest abroad, the government advisor argues that German prosperity is faltering. (…)

Fratzscher has headed the German Institute for Economic Research (DIW) for more than a year now, and it is clear that this newfound proximity has sharpened his view of the contradictions in the world’s fourth-largest economy. German industry sells high-quality automobiles and machines around the world, but when the plaster begins to crumble in an elementary school, parents have to raise money to hire a painter. Companies and private households are sitting on trillions in assets, but half of all autobahn bridges are urgently in need of repair. Germany derives more benefits from Europe than most other countries, and yet its citizens feel taken advantage of by Brussels.

Fratzscher calls it « Die Deutschland Illusion » (« The Germany Illusion »), the title of his new book which German Economics Minister Sigmar Gabriel will introduce on Friday. Last year, he asked his staff at DIW, one of the most important think tanks in the country, to address the underpinnings of the German economy. Fratzscher has condensed the results into an unvarnished reckoning with the country’s economic grand delusions.

Germans see their country as an engine of employment and model of reform for all of Europe, Fratzscher claims, and yet Germany has barely made up for its own economic slump triggered by the financial crisis. Fratzscher’s Germany looks like a giant from a distance but gets smaller and smaller the closer you get. The country is « on a downward path, » writes the DIW president, and it’s living « from its reserves. »

Le 25 septembre 2014, Die Welt (centre-droit) par la voix de Olaf Gersemann, arrive à des conclusions assez similaires — en faisant la promotion de son propre livre « La bulle allemande : le dernier grand hourra d’une grande nation économique » :

8 Avril 2014. Wolfgang Schäuble apporte ses plans budgétaires au Bundestag. On se félicite. Il n’a « pas seulement créé la confiance pour un bon climat de l’investissement privé ; il a également gagné de nouvelles garanties d’investissements publics ciblés» grâce à sa politique, déclare le trésorier en chef de la République. «Il s’agit d’une stratégie de croissance à long terme. » (…)

Si la dépréciation est supérieure à l’investissement brut, l’investissement net est négatif, les experts parlent de «désinvestissement». Exactement ce que se déroule depuis des années dans le secteur public. Les cessions d’autorités fédérales, étatiques et locales de 2003 à 2013 s’élèvent à 15 milliards d’euros. Les conséquences se font déjà sentir. De nombreuses sections de route, une longueur totale de 1600 km, sont surchargées de façon permanente ; selon l’Institut allemand des affaires urbaines, il y aurait plus de 10.000 ponts à démolir et à reconstruire en Allemagne ; et des voies navigables concernant des cours d’eau importants, tels que le canal de la mer Baltique Nord sont temporairement impraticables. (…)

Après l’an 2000, la tendance à la baisse [de l’investissement] s’est accélérée loin. Dans le cadre de la soi-disant renaissance économique en Allemagne, l’investissement fixe privé avait retrouvé son niveau du milieu des années 90 – mais seulement temporairement. Bien que les entreprises aient été en mesure de lever des capitaux grâce à des taux d’intérêt plus faibles que jamais, le chiffre de l’investissement net en 2013 s’établissait à seulement 1,9 pourcent du produit intérieur brut. Un tiers du niveau qui a été atteint au tournant du millénaire.

Le 26 septembre 2014, Eric Le Boucher, jadis à l’avant-garde des thuriféraires du « modèle allemand », dans « Les Echos », sous le titre « L’Europe est en train de mourir, surtout ne faites rien« , essaie cependant de renvoyer dos à dos Keynes et Merkel, mais pour moi, le ton montre que le cœur n’y est plus :

L’Europe, cent ans après, replonge dans une stérile guerre de tranchées. Idéologique cette fois. La visite de Manuel Valls à Berlin a mis en lumière l’opposition des deux camps, celui de l’offre et celui de la demande. Les Allemands, leurs alliés et l’ancienne Commission de Bruxelles n’entendent rien que les « réformes structurelles ». Ils veulent que tous les pays membres fassent du Schröder, coupent dans les dépenses et les coûts salariaux pour redonner de l’élan au secteur privé. En face, Français et Italiens, épaulés par les Américains, le FMI et tutti quanti, plaident que la conjoncture prime. Ils s’appuient sur Keynes pour dire que les réformes structurelles ont des effets récessifs et que, bref, ce n’est pas le moment. La meilleure chose que Berlin et Bruxelles puissent faire est de « relancer », investir chez eux, dépenser, grossir les salaires et la consommation. La croissance européenne aura meilleur souffle, on pourra commencer les réformes.

Ce dialogue de sourds pousse chaque camp à faire le minimum et à accuser l’autre. La croissance, dans ces conditions, n’est pas près de repartir.

Le 27 septembre 2014, « Le Point » relaie une analyse de l’AFP intitulée « Le chant du cygne de l’économie allemande« , citant Fratzscher et Gersemannn, et en rajoutant une couche sur les conséquences tragiques de la démographie allemande :

Enfin, l’effondrement des naissances a « considérablement allégé la facture des ménages et de l’Etat », aubaine à court terme seulement. En 2050, l’Allemagne (où moins de 700.000 enfants naissent chaque année, contre le double au milieu des années 1960) ne sera plus que la troisième nation d’Europe de l’Ouest, derrière la Grande-Bretagne et la France déjà passées en tête pour le nombre de jeunes scolarisés. (…)

M. Gersemann s’alarme que les grandes entreprises n’investissent plus en Allemagne, car « elles anticipent déjà le vieillissement démographique ». Depuis 2000, le désinvestissement a touché neuf branches industrielles sur 13. Résultat: l’économie allemande devient dangereusement dépendante de ses deux secteurs d’excellence, machines outils et automobile (99% de l’excédent des comptes courants) pourtant menacés par de nouveaux compétiteurs, venus notamment d’Asie.

L’économiste français Patrick Artus s’interrogeait aussi sur l’état de santé de l’Allemagne dans une note récente de la banque Natixis. Il pointait notamment la « croissance potentielle très faible avec le vieillissement démographique, malgré l’immigration (…) et la faiblesse des gains de productivité et du progrès technique » y voyant « des faiblesses et dangers peu discutés »… Jusqu’ici.

Le 2 octobre 2014, Jean-Jacques et Steve Ohana écrivant dans « La Tribune », sous le titre « Pour en finir avec le modèle allemand » :

Une union monétaire est un écosystème faisant cohabiter des modèles économiques et démographiques différents. Lorsque des synergies sont organisées entre ces modèles, le marché intérieur est vitalisé, les ajustements de compétitivité moins douloureux et les risques efficacement mutualisés entre régions. Ce système de gouvernance mutuellement bénéfique pour tous les membres d’une union monétaire est à l’oeuvre depuis des siècles au sein des grands Etats-nations. Il fut aussi partiellement appliqué au sein même de la zone euro avant le déclenchement de la crise. Mais toute vision collective du destin européen s’est brisée depuis que l’obsession des Européens est devenue celle de s’étalonner au modèle allemand. Un « fédéralisme » fondé sur la convergence à marche forcée vers les déficits zéro, les « réformes structurelles », et « la baisse des coûts salariaux » ne peut que déboucher sur la dépression économique et la destruction de la démocratie en Europe.

Le 8 octobre 2014, Ambrose Evans-Pritchard conclut, dans « The Daily Telegraph », après avoir repris et détaillé longuement des éléments de Fratzscher et de Gersemann, sous le titre « German model is ruinous for Germany, and deadly for Europe » :

France may look like the sick of man of Europe, but Germany’s woes run deeper, rooted in mercantilist dogma, the glorification of saving for its own sake, and the corrosive psychology of ageing. (…)

Philippe Legrain, a former top economist at the European Commission, says Germany’s « beggar-thy-neighbour economic model » works by suppressing wages to subsidise exports, to the benefit of corporate elites. This is « dysfunctional », and the more that EU officials try to extend the model across the eurozone, the more dangerous it becomes.

Germany must move with great care. As Mr Gersemann argues in his book, it is enjoying the last days of a particularly powerful demographic dividend, soon to reverse with a vengeance. The European Commission’s Ageing Report (2012) said Germany’s workforce will shrink by 200,000 a year this decade. The old age dependency ratio will jump from 31pc in 2010, to 36pc in 2020, 41pc in 2025, 48pc in 2030 and 57pc in 2045, tantamount to national suicide.

This is a grave failure of public policy over decades. Tax policies and social structures have encouraged the collapse of the fertility rate. Lack of investment has compounded the error. Within five years it will surely become obvious to everybody that Germany is in deep trouble, and a balanced budget will not prove any defence. Within 10 years, France will be the dominant power of continental Europe.

Le verdict d’Ambrose Evans-Pritchard a été largement repris ces derniers jours. Je ne sais pas combien de temps ça va durer. De même que je ne sais combien de temps vont durer les débats suscités par Marcel Fratzscher et Olaf Gersemann. peut-être tout cela va-t-il être balayé par le vent de l’automne — « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi, tu vois je n’ai pas oublié… ».

Le plus remarquable peut-être, c’est que ce verdict est tout sauf une nouveauté pour Evans-Pritchard — comme pour d’autres hétérodoxes. Typiquement, voici ce qu’Evans-Pritchard écrivait le 6 décembre 2013 — « Il y a une éternité, un siècle, il y a un an ! » :

We are watching the historic French nation come out of slumber and subservience at long last, as it was always bound to do once its (justifiable) Gallic pride was hurt and interests were deeply threatened. This is the new fact on the ground.

My own view is that Germany has another five years or so of illusory hegemony in Europe before it all gives way to demographic fundamentals. The younger Entente of France and Britain will take the lead again, buttressed by the high fertility Nordic bloc. (…)

The strategic landscape is changing before our eyes. The EU no longer exists in its old form. The contours seem frozen in the imagination of British Euro-sceptics and British europhiles (usually even more provincial). They are both arguing over 20th Century issues that no longer have any meaning.

Que restera-t-il du « modèle Merkel » sur le temps long ? Dans dix ans ? Dans vingt ans ?

La phrase la plus connue de John Maynard Keynes est :

In the long run we are all dead.

C’est aussi la moins bien comprise, car citée sans son contexte :

But this long run is a misleading guide to current affairs. In the long run we are all dead. Economists set themselves too easy, too useless a task, if in tempestuous seasons they can only tell us, that when the storm is long past, the ocean is flat again.

Cela va faire cinq ans que Merkel et ses acolytes promettent aux Européens des lendemains qui chantent, sur le long-terme, au nom de leur « modèle ». Que l’austérité n’est qu’un mauvais moment à passer. Que les purges sont un mal nécessaire. Que la souffrance est bonne. Qu’une fois expiés les péchés du passé, un avenir radieux s’ouvrira devant eux. Qu’après la pluie, le beau temps.

Dans l’intervalle, la tempête a fait des morts et des blessés. Des millions de chômeurs, des millions de ménages ruinés, la santé publique en lambeaux, l’espérance de vie en baisse, la désespérance en hausse, la déflation au coin de la rue, et le fascisme en embuscade.

Winston Churchill aurait dit :

However beautiful the strategy, you should occasionally look at the results.

Il est grand temps.

Bonne nuit.

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