Pistes de lecture – Brexit moins le quart avant Jésus-Christ

Le jeudi 23 juin 2016, les électeurs britanniques vont choisir.

Encore quelques jours à attendre. L’Histoire sera faite jeudi soir, ça passera à la télévision.

Parmi tout ce que j’ai lu, vu et entendu ces dernières semaines concernant le Brexit, voici quelques extraits, quelques commentaires, quelques réflexions. Qui n’engagent que moi. Ça sera surement trop long. Je peux me tromper. Mais allons-y quand même. Ceci n’est que mon blog.

Commençons par le point de vue de Pauline Schnapper (sauf erreur, la petite-fille de Raymond Aron ?), dans une interview publiée par « Le Monde », datée du 16 juin 2016, sous le titre : « Les Britanniques sont convaincus que le Royaume-Uni reste un grand pays » :

La seconde guerre mondiale et la résistance aux tentatives d’invasion de l’Allemagne ont en outre contribué à diffuser l’idée, en grande partie mythique, que le Royaume-Uni n’avait pas besoin du continent pour survivre. Il faut ajouter à cela l’expérience du déclin économique dans les années 1970 : parce que l’entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne [CEE], en 1973, a coïncidé avec la crise économique, elle ne s’est accompagnée d’aucune amélioration immédiate du niveau de vie — ce qui n’a pas contribué à rendre l’Europe populaire. Aux yeux des Britanniques, le continent apparaît ainsi davantage comme une source de problèmes que comme un espace dans lequel on a intérêt à se fondre.

(…) dans l’ensemble les Britanniques sont convaincus que le Royaume-Uni reste un grand pays. Les eurosceptiques jouent d’ailleurs sur l’idée que la Grande-Bretagne est assez forte pour rester en dehors de l’Union européenne. Ils affirment que si elle sortait de l’UE, elle disposerait de toute manière de tous ses circuits traditionnels — les Etats-Unis, le ­Canada, l’Australie — et des pays émergents, avec lesquels elle pourrait signer des accords.

La question du déclin du Royaume-Uni est aujourd’hui à peu près absente du débat. L’idée sur laquelle insiste Nigel Farage, le chef du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni [UKIP, populiste], c’est qu’il faut se dégager de cette Europe déclinante sur le plan économique et se libérer de son emprise bureaucratique et régulatrice.

J’ai passé quelques jours à Londres il y a quelques semaines. Ce que j’ai vu n’est probablement pas représentatif, j’ai vu le Londres offert aux touristes, de Buckingham Palace au British Museum, en passant par la London Eye et Covent Garden. Je n’ai pas vu beaucoup d’affiches concernant le référendum. J’ai juste reçu deux ou trois tracts. Mais ce qui m’a frappé, c’est que je n’ai pas vu le drapeau européen — à moins qu’il ne faille parler de logo commercial ? Les douze étoiles jaunes sur fond bleu. Invisible à Londres, le drapeau européen.

En France, depuis François Mitterrand, le drapeau européen est omniprésent. Il est obligatoire. Il est dans toutes les mairies, dans toutes les préfectures, il est partout. Ou presque. Toute allocution d’un Président de la République française se fait sur fond de drapeau français et de drapeau européen.

En France, depuis Valéry Giscard d’Estaing, le discours officiel est que la France n’a pas d’avenir en dehors de l’Europe — plus précisément, en dehors de l’Union Européenne. Il n’y a pas d’alternative. On a un besoin vital de l’Europe, c’est-à-dire de l’Union Européenne. C’est ce qu’on nous dit depuis que je suis né. Sans l’Europe, hors de l’Union Européenne, nous ne serons rien. C’est ce qu’on nous dit depuis toujours.  « La France, c’est 1% du monde. » disait, parait-il, Giscard.

Pauline Schnapper écrit : « Les Britanniques sont convaincus que le Royaume-Uni reste un grand pays ». Symétriquement, les Français ont été convaincus que la France n’est plus un grand pays. Que la France n’est qu’un petit pays parmi d’autres petits pays.

En France, depuis Nicolas Sarkozy, le premier acte d’un Président français nouvellement élu est d’aller s’incliner à Berlin devant le Chancelière allemande. Le concept d’ « amitié franco-allemande » est devenu un mythe — au même moment où, outre-Rhin, il n’est plus qu’une coquille vide.

Les Français ont été habitués à l’idée qu’ils n’ont pas d’avenir hors de l’Union Européenne sous tutelle allemande — peut-être, comme les Bavarois du milieu du XIXème siècle, graduellement habitués à penser qu’ils n’avaient pas d’avenir hors d’une Confédération germanique sous tutelle prussienne.

Les Britanniques, probablement une majorité des Britanniques, imagine encore un avenir pour leur pays hors de l’Union Européenne. Nous verrons jeudi soir.

Les Français n’arrivent pas à réaliser, ou admettent avec difficulté, que l’Union Européenne s’est constituée en une puissance étrangère. Le président de la Commission Européenne est invité au G7. Le G7 de 2014, suite à l’affaire de Crimée, a même été organisé à Bruxelles.

Les Français arrivent encore moins facilement à réaliser que l’Union Européenne se comporte, avec leur pays comme avec d’autres pays faibles de l’UE, comme une puissance étrangère hostile, occupante, exigeante. Les Français n’arrivent pas à admettre que ce n’est plus à Paris que sont décidées les politiques, notamment économiques, qu’ils subissent, mais entre Bruxelles, Berlin, Luxembourg et Francfort. L’affaire de la « loi Travail » en est un exemple frappant, je renvoie aux analyses de Jacques Sapir ou de Coralie Delaume pour plus de détails. Citons juste la conclusion de cette dernière :

Au sujet du mouvement social actuellement en cours, Myriam El Khomri a eu ces mots très contestés: «il n’est pas question que l’économie de notre pays soit prise en otage». Ils sont pourtant incontestables: l’économie de notre pays est, depuis longtemps, en situation de captivité. Simplement, les rançonneurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

Les Britanniques, eux, voient beaucoup plus facilement l’Union Européenne comme une puissance étrangère. Son drapeau n’est pas leur drapeau. Ses « valeurs », réelles ou proclamées, ne sont pas leurs valeurs. En un sens, ils s’en foutent. En un autre sens, ils n’en veulent pas. C’est juste pas pour eux. C’est pas à eux. C’est pas eux.

Avançons. L’unanimisme européiste des médias et des « élites » françaises, depuis Maastricht, est écœurant — je garde notamment un souvenir pénible du printemps 2005, où 95 % des médias ont intimé de voter « Oui » à un pays qui finalement a voté « Non » à 55 %. Ma perception des débats au Royaume-Uni est que l’emprise européiste y est moins forte, et ainsi la pluralité plus conséquente.

Ainsi l’un des chefs de file du « Leave », Michael Gove, est-il resté un ministre du gouvernement de David Cameron, qui joue son poste sur le vote « Remain ». Sauf erreur, en 2005, aucun ministre de Jacques Chirac ne faisait campagne contre le TCE. Et en 1992, aucun ministre de François Mitterrand ne faisait campagne contre Maastricht.

Ainsi, dans un même journal britannique, on peut lire aussi bien un appel à voter « Remain » et un appel à voter « Leave ». Les deux étant puissamment argumentés et nuancés. Prenons l’exemple du Daily Telegraph.

D’un côté, Jeremy Warner, sous un titre qui fera frissonner tous les lecteurs de Christopher Clark, « Let’s not sleepwalk into economic and geopolitical catastrophe; why I’m voting to remain » , en date du 14 juin 2016, écrit :

Good government is about the maintenance of economic, political and geopolitical stability; I don’t see how these aims are furthered by quitting the EU. The world is a messy and complicated place. It won’t get any less so for leaving. Indeed, the strong likelihood is that it will get a great deal worse. (…)

We know not what turmoil might replace it, or what nonsense might be unleashed on the Continent once British influence is removed. Large parts of it are already essentially ungovernable. Europe is just one more crisis away from economic and geopolitical catastrophe.

D’un autre côté, Ambrose Evans-Pritchard, sous le titre « Brexit vote is about the supremacy of Parliament and nothing else » , en date du 12 juin 2016, écrit :

Let there be no illusion about the trauma of Brexit. Anybody who claims that Britain can lightly disengage after 43 years enmeshed in EU affairs is a charlatan, or a dreamer, or has little contact with the realities of global finance and geopolitics.

Stripped of distractions, it comes down to an elemental choice: whether to restore the full self-government of this nation, or to continue living under a higher supranational regime, ruled by a European Council that we do not elect in any meaningful sense, and that the British people can never remove, even when it persists in error.

For some of us – and we do not take our cue from the Leave campaign – it has nothing to do with payments into the EU budget. Whatever the sum, it is economically trivial, worth unfettered access to a giant market.

We are deciding whether to be guided by a Commission with quasi-executive powers that operates more like the priesthood of the 13th Century papacy than a modern civil service; and whether to submit to a European Court (ECJ) that claims sweeping supremacy, with no right of appeal. (…)

Where we concur is that the EU as constructed is not only corrosive but ultimately dangerous, and that is the phase we have now reached as governing authority of crumbles across Europe.

The Project bleeds the lifeblood of the national institutions, but fails to replace them with anything lovable or legitimate at a European level. It draws away charisma, and destroys it. This is how democracies die.

D’une certaine manière, ce référendum révèle peut-être plus sur l’état de l’Union Européenne que sur l’état du Royaume-Uni. Ainsi Romaric Godin, dans La Tribune, en date du 13 juin 2016, écrit :

Ces cinq dernières années, l’UE n’a pas brillé par sa capacité à démontrer son utilité. Les politiques menées ont été chaotiques et souvent issues d’intérêts nationaux et non d’un intérêt général européen. La gestion calamiteuse de la crise grecque a été dominée par l’agenda politique allemand et par la volonté de dissimuler aux électeurs allemands ou français l’échec de la politique menée. Pour éviter de faire face à ses responsabilités, on a culpabilisé à outrance les Grecs en évitant les vrais sujets : le besoin d’une solidarité européenne centrée sur la reconstruction du pays et le besoin d’une vraie restructuration de la dette. La mauvaise gestion de la crise des réfugiés a été aussi un élément de négatif pour l’UE. L’Allemagne seule face à un flux qu’elle avait provoquée a clairement paniqué et passé un accord douteux avec la Turquie, tandis que plusieurs pays, comme l’Autriche, prenaient des mesures unilatérales, laissant la Grèce et maintenant l’Italie en première ligne…

Ces politiques ont eu plusieurs conséquences graves. D’abord, l’exacerbation des tensions au sein de l’UE. La crise grecque a été l’occasion d’un déchaînement d’accusations et d’arguments douteux entre l’Allemagne et la Grèce, notamment. Mais surtout, la Grèce a été ravalée à un statut de second rang dans l’UE, malgré la pseudo-égalité de ses membres. En juillet 2015, le ministre des Finances slovaque Petr Kazimir s’est félicité par tweet d’avoir effacé le « printemps d’Athènes ». Depuis, l’autonomie du gouvernement grec est inexistante et à chaque volonté d’acte autonome, on menace d’exclure le pays de la zone euro. Une telle violence interne est inédite pour une union censée incarner la « paix » entre les peuples européens. Mais la crise des réfugiés a aussi conduit à une montée de tension entre les pays, notamment avec ceux qui, en Europe centrale, refusent d’accueillir des réfugiés. La xénophobie contre certains Européens des partisans de droite du « Leave » au Royaume-Uni est une démagogie insupportable. Mais comment oublier la violence de certains articles allemands ou du discours de certains dirigeants d’Europe centrale contre les Grecs au premier semestre 2015 ? En réalité, la crise et sa gestion ont banalisé ces critiques. Ils ont ouvert la voie au repli sur soi.

Du coup, la solidarité entre les pays de l’UE semble réduite à sa plus stricte expression. Elle rend très difficile la crédibilité d’un projet fédéraliste. Comment envisager de créer une vraie structure centralisée au niveau européen lorsque l’on voit chacun se concentrer sur ses propres intérêts nationaux ? Comment entamer la première étape de ce projet, celui du fédéralisme fiscal quand, depuis 6 ans, on s’efforce de faire croire que l’on protège le contribuable français ou allemand contre le Grec dépensier ?

En réalité, tout se passe comme si l’UE avait tué ce projet fédéraliste. Certes, il est encore régulièrement invoqué par les politiques. Mais ce n’est qu’une arlésienne vague et nébuleuse se réduisant à un « ministre des Finances de la zone euro » et destiné à rassurer encore de l’existence d’un horizon suprême de l’UE. En fait, comme Donald Tusk et Wolfgang Schäuble l’ont confirmé, ce projet n’est plus d’actualité. Dans son entretien avec Der Spiegel, Wolfgang Schäuble parle certes de « réveil nécessaire » en cas de Brexit, mais pour prétendre à une « réduction de la bureaucratie » et à « plus d’autonomie des Etats », bref à moins d’Europe… Ne pouvant plus faire rêver personne, l’UE ne peut plus prétendre proposer que l’inertie de sa propre actualité.

Comment réagira l’Union Européenne en cas de Brexit ?

D’un côté, on note de nombreux appels à gérer les affaires de manière conciliante. Lire typiquement le point de vue de Wolfgang Münchau (journaliste allemand) dans « The Financial Times » (de Londres), en date du 12 juin 2016, sous le titre « If Brexit wins out, let Britain go in peace » :

There is a German saying that one should not seek to delay travellers on their journey. My advice would be let the British go in peace, offer them a good deal and to think strategically. The EU still needs Britain in many policy areas. And who knows, Britain might decide to return to the EU in the future.

D’un autre côté, comme le notait Romaric Godin, dès le 27 mai 2016, une ligne dure existe. Plus récemment, elle a été exprimée en termes plus ou moins feutrés, par exemple par Wolfgang Schäuble ou par Emmanuel Macron. Les intertitres de Romaric Godin sont explicites : « Paris veut faire un exemple » et « La stratégie du pire de Paris » :

Car si le Brexit ne provoque pas la catastrophe prévue par la plupart des études, si l’UE se montre « compréhensive » pour éviter des conséquences économiques dramatiques outre-Manche, il deviendra un exemple pour ceux qui plaident pour une sortie de l’UE. « Faire du Brexit un succès, ce sera la fin de l’UE. Cela ne peut pas se produire », explique un « politicien européen de premier plan » cité par le FT.

Les partisans les plus absolus de la ligne dure seraient les Français qui voudraient « faire un exemple » pour ôter au Front National un argument durant la campagne présidentielle. En cela, Paris peut sans doute compter sur l’appui du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, qui a récemment déclaré dans une interview au Monde que « les déserteurs ne seront pas accueillis bras ouverts. » Le plan français est donc d’imposer un nouvel accord commercial très contraignant pour le Royaume-Uni, peut-être même en refusant à ce pays l’entrée dans l’espace économique européen où sont intégrées la Suisse, la Norvège et l’Islande, par exemple. La dureté des négociations pourrait avoir de sérieuses conséquences sur l’activité économique britannique.

Le gouvernement français actuel est probablement l’exécutif le plus impopulaire et le plus faible en 58 ans de Cinquième République — et de l’ensemble des pays du G20 en 2016. Jean-Claude Juncker est l’homme le plus répugnant d’Europe. Et ce sont ces gens-là qui veulent infliger une « punition politique » au gouvernement britannique qui devra gérer les conséquences d’un choix démocratique exprimée par 50% à 55% des électeurs britanniques ? Mais pour qui se prennent-ils ?

Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.

Si les Britanniques votent en majorité pour le « Leave », est-ce que les européistes feront leur « examen de conscience » ? Est-ce qu’ils se demanderont pourquoi eux et leur système ont été rejetés ? Si on en croit le texte de Karl de Meyer dans « Les Echos » en date du 15 juin 2016, intitulé « Pourquoi le Brexit galvanise les fédéralistes européens », les européistes ne se remettront pas en cause. Bien au contraire.

Les partisans d’un nouveau saut fédéralisant parient ensuite sur un cycle favorable. François Hollande a prévu de faire un grand discours, avant l’été, qui développera son engagement, pris le 14 juillet 2015, d’aller vers un gouvernement économique de la zone euro. Doivent, ensuite, tomber de bonnes nouvelles macroéconomiques : en 2017, le déficit public de la zone euro pourrait tomber à 1,6 % de son PIB, estime la commission, contre 6,1 % en 2010. Tous ses membres pourraient être sous les 3 % cette année-là. A condition, certes, que la Grèce ne dérape pas, qu’émerge des élections espagnoles du 26 juin un gouvernement résolu, qu’Antonio Costa, au Portugal, ne relâche pas trop ses efforts. Jean-Claude Juncker, président de la Commission, devrait, en septembre, dans son discours sur l’état de l’Union, enjoindre aux capitales de tenir le cap. L’idée : convaincre l’Allemagne que la discipline budgétaire est enfin acquise au sein du club, et qu’il existe une fenêtre de tir pour compléter le puzzle de l’union monétaire : avec un ministre européen des Finances, qui soit président de l’Eurogroupe ; un Trésor européen ; une chambre propre à la zone euro, au sein du Parlement européen, pour exercer un vrai contrôle.

Comme le faisait périodiquement remarquer Nigel Farage :

It’s funny every single time a European Union policy fails, and that’s pretty often, the demand is more centralisation and more Europe.

Ou encore :

And yet, when faced with all this failure (…) you said: « Europe isn’t working … so we must have more Europe, more of the same failing! »

Concluons.

Je souhaite la victoire du « Leave ». Je sais que, malgré de bons sondages, cette victoire reste peu probable.

Je souhaite que l’ébranlement que provoquera une victoire du « Leave » soit suffisant pour changer l’Union Européenne, non pas par une fuite en avant, mais par une « perestroïka ». L’UE de Juncker en 2016, comme l’URSS de Brejnev en 1976, a besoin d’une perestroïka — une remise en cause, une réforme, une restructuration, une ouverture. Le drame de l’URSS est que cette perestroïka est arrivée beaucoup trop tard. Je sais que cette perestroïka de l’UE dès 2016 est peu probable.

Je peux me tromper. Le Brexit sera peut-être une épouvantable tragédie. Ou pas.

Pour le reste, je n’ai jamais oublié la couverture de « The Economist », en septembre 1992, avant le référendum français sur le traité de Maastricht, la photographie d’un pauvre paysan français anonyme, avec ce titre « Europe in his hands ». Curieusement, elle est introuvable sur le Web. Mais elle est dans mes archives. Je ne mets presque jamais d’images sur ce blog, voici une exception :

The Economist - Maastricht 1992

L’Europe n’est pas l’Union Européenne. Les Britanniques ne votent pas pour le destin de l’Union Européenne. Ils n’en ont pas la prétention. Ils n’ont pas été persuadés par les dernières décennies que l’Union Européenne est leur seul avenir possible. Ils n’ont pas été convaincus qu’ils ont besoin des européistes.

Et le choix leur a été laissé. Ils sont libres. Ils vont faire l’Histoire.

La conclusion de l’appel d’Ambrose Evans-Pritchard à voter « Leave », cité plus haut, est la suivante :

This is my decision. It may go against my own interest, since I hope to live out my remaining years in France. Though there again, countless Britons lived contentedly in 19th Century France before there was ever such a thing as the European Union.

I urge nobody to follow my example. It ill behoves anyone over 50 to exhort an outcome too vehemently. Let the youth decide. It is they who must live with consequences.

Bonne nuit.

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