Pistes de lecture – L’hypothèse euro – soviétique

L’Union Européenne finira-t-elle comme l’Union Soviétique ?

C’est une hypothèse.

Au commencement il y a une coïncidence.

L’Union Européenne est née quand l’Union Soviétique est morte. A quelques semaines près. Ça va faire vingt-cinq ans dans quelques jours. C’était en décembre 1991.

L’Union Européenne est née du Traité de Maastricht, décidé lors de la réunion du Conseil Européen à Maastricht les lundi 9 et mardi 10 décembre 1991 — même si on retient plus souvent la signature formelle à Maastricht le 7 février 1992, ou le référendum français le 20 septembre 1992. Avant Maastricht, on parlait de « Communautés Européennes ». Depuis Maastricht, on parle d’ « Union Européenne » — et la zone euro est l’autre nom de l’Union Economique et Monétaire également actée à Maastricht.

L’Union Soviétique a disparu formellement le jeudi 26 décembre 1991, même si on retient plus souvent le discours télévisé prononcé la veille par Mikhail Gorbatchev, et quelques autres dates antérieures.

Mardi 10 – jeudi 26. A peine quinze jours.

C’est juste une coïncidence.

Dans mes souvenirs, celui qui l’avait le plus soulignée, c’était Philippe Séguin, lors de son grand discours (déjà cité plusieurs fois dans ce blog), le 5 mai 1992, invitant l’Assemblée Nationale à rejeter le Traité de Maastricht :

Bref, quand, du fait de l’application des accords de Maastricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait.

Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d’être étouffés, ne s’exacerbent jusqu’à se muer en nationalismes et ne conduisent l’Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n’est plus dangereux qu’une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s’exprime sa liberté, c’est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin.

On ne joue pas impunément avec les peuples et leur histoire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l’autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ?

C’est juste une coïncidence. Une utopie s’allume au moment précis où une autre s’éteint.

A ma connaissance, la comparaison entre l’Union Européenne et l’Union Soviétique a été assez peu utilisée pendant les quinze ou vingt premières années de l’Union Européenne. Elle n’est réapparue que plus récemment, et ce n’est pas par hasard.

Il faudrait faire l’inventaire précis des événements qui ont ouvert les yeux à divers observateurs, dont l’auteur de ce blog. Comment nous nous sommes radicalisés… S’il faut donner une date charnière, je dirai l’hiver 2010, mais je préférerai parler d’une séquence d’événements et de phénomènes — le traité de Lisbonne en décembre 2007, le premier mémorandum imposé à la Grèce en mai 2010, le modèle Merkel, le mythe de la compétitivité, l’impasse de l’austérité, les coups d’Etat en Irlande, en Grèce, en Italie, à Chypre, encore en Grèce, etc etc etc.

L’Union Européenne finira-t-elle comme l’Union Soviétique ?

En conclusion de mon dernier billet avant le Brexit, en date du 18 juin 2016, j’écrivais :

Je souhaite la victoire du « Leave ». Je sais que, malgré de bons sondages, cette victoire reste peu probable.

Je souhaite que l’ébranlement que provoquera une victoire du « Leave » soit suffisant pour changer l’Union Européenne, non pas par une fuite en avant, mais par une « perestroïka ». L’UE de Juncker en 2016, comme l’URSS de Brejnev en 1976, a besoin d’une perestroïka — une remise en cause, une réforme, une restructuration, une ouverture. Le drame de l’URSS est que cette perestroïka est arrivée beaucoup trop tard. Je sais que cette perestroïka de l’UE dès 2016 est peu probable.

Et j’ai tenté quelques jours plus tard des comparaisons hasardeuses entre Léonid Brejnev et Jean-Claude Juncker

Je reprends dans ce billet quelques textes remarqués ces dernières années, et caressant cette hypothèse. Le moment venu, un autre billet peut-être rendra compte de quelques lectures entreprises, notamment en cette année 2016, autour de cette hypothèse.

Par exemple, « La Chute Finale », le premier essai d’Emmanuel Todd, publié en 1976, annonçant la fin de l’Union Soviétique dans les 10 à 20 prochaines années…

Par exemple, « Red Plenty », roman de Francis Spufford, publié en 2010, décrivant l’Union Soviétique vers son apogée, commençant lorsque Nikita Khrouchtchev, se rendant aux Etats-Unis en 1959 dans son avion plus grand que les avions américains, enivré par des taux de croissance supérieurs aux taux américains, calculés par des ordinateurs supérieurs aux ordinateurs américains… postulait que l’Union Soviétique dépasserait les Etats-Unis en 1980…

Ce sera pour plus tard.

Si les événements nous en laissent le temps, et ne s’accélèrent pas à nouveau — par exemple, en conséquence du référendum organisé dans une semaine, le dimanche 4 décembre 2016, en Italie — et sur lequel le silence des médias français est éloquent…

* * *

Hervé Nathan, dans « Marianne », en date du 3 novembre 2011, sous le titre « Euro: Sarkozy réinvente la souveraineté limitée » :

Ce faisant, au nom de « la solidarité » et des « principes de bonne gestion », Nicolas Sarkozy vient de retrouver une conception politique, celle que Leonid Brejnev, secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique avait défini vis-à-vis des pays satellites, notamment la Tchécoslovaquie en 1968 : ces pays avaient le droit de tout faire sauf de ne pas être socialistes. Et leurs dirigeants n’avaient qu’une politique possible : celle qui confortait leur appartenance au Comecon et au pacte de Varsovie, l’alliance économique et l’alliance militaire forgée autour de l’URSS.

Et comme Brejnev en son temps, Sarkozy et Merkel affirment qu’il n’y a pas d’autre voie pour les membres de la zone euro que celle qu’ils ont défini depuis le début : l’austérité, la récession, les politiques conservatrices et libérales, ce qui renforce l’idée, fausse à mon avis, que l’euro ne peut pas servir à autre chose.

Il y a néanmoins une différence, notons-le : l’URSS avait envoyé les chars à Budapest en 1956 et à Prague en 1968 pour empêcher la Hongrie et la Tchécoslovaquie de recouvrir leur souveraineté nationale. En 2011, les Grecs ont toujours un droit de sortie : s’ils votent non, ils pourront quitter l’euro, voire l’Europe, dans des difficultés économiques terribles. Nous n’enverrons pas les paras français sur l’Acropole ! C’est déjà ça.

  • Le référendum promis par Papandréou en novembre 2011 n’a pas eu lieu, car Papandréou a été promptement écarté du pouvoir — ça s’appelle un coup d’Etat. Le référendum organisé par Tsipras le 5 juillet 2015 a donné lieu à 62% de « non » ; ce résultat a été ignoré dès le conseil européen qui s’est achevé au matin du 13 juillet 2015 — je ne sais pas comment ça s’appelle, les mots manquent, parfois.

François Heisbourg, dans « Le Monde », en date du 9 novembre 2011, sous le titre « L’Europe finira-t-elle comme l’Union soviétique ? » :

Ceux qui ont eu à analyser pendant les années 1980 le déclin puis la chute de l’empire soviétique ne peuvent qu’être frappés par certaines analogies avec la situation qui prévaut dans l’Union européenne. L’affirmation pourra surprendre, d’autant que la fin de l’empire soviétique fut vécue comme une libération, à l’inverse des sentiments qui accompagneraient la dissolution de notre Union.

Cependant, les processus de la déliquescence sont comparables. Dans les deux cas, nous assistons à la perte de vitalité économique, avec la même érosion de la croissance, malgré les différences entre les systèmes économiques en cause. Surtout, nous constatons la difficulté de la gestion des contradictions inhérentes aux projets idéologiques et politiques en présence. (…)

Et tout comme à l’époque de l’URSS de Gorbatchev (1986-1991), chaque initiative européenne pour dénouer les contradictions du système arrive trop tard : comme la glasnost et la perestroïka, les plans de sauvetage « décisifs » succèdent les uns aux autres.

L’échec de ces initiatives ne tient pas seulement à l’incompétence ou à l’incurie des responsables européens et des Etats membres, mais surtout à la nature de la contradiction à laquelle nos pays sont confrontés : au constat qu’il ne peut y avoir de salut pour l’euro sans institutions fédérales s’oppose le rejet de solutions fédérales par nos peuples et nos dirigeants.

  • Texte à relire. A peine deux ans plus tard, Heisbourg a rejoint les tenants de l’idée que, pour sauver l’Union Européenne, il va falloir liquider la zone euro. Mais peut-on démanteler la zone euro ?

Ivan Krastev, dans « Diplomatiaa » (revue basée en Estonie), en date de mai 2012, sous le titre « How real is the risk of disintegration? The lessons of the Soviet collapse » , passe en revue une demi-douzaine de « leçons » que l’UE peut tirer de l’effondrement de l’URSS.

The Soviet collapse teaches us that just because the economic costs of disintegration would be very high, this is not a reason for it not to happen. To believe that the EU cannot disintegrate simply because it would be too costly offers only weak reassurance that the Union will continue to be stable. Paradoxically, the belief that the Union cannot disintegrate, backed by the economists and shared by Europe’s political class, is one of the risks of disintegration. The last years of the Soviet Union are a classical manifestation of this dynamic. The perception that disintegration is ‘unthinkable’ could encourage policy makers to try to push dangerous policies under the assumption that ‘nothing really bad can happen’ in the long term, and foster the idea that anti-EU policies or rhetoric might even be helpful in the short term. The Soviet collapse is the most powerful demonstration that the disintegration of the EU need not be the result of a victory of anti-EU forces over pro-EU forces. More likely, it will be the unintended consequence of the growing dysfunction of the system and the elites’ misreading of the political dynamics in their own societies. Reflecting on the Soviet collapse, the eminent historian Stephen Kotkin is convinced that the real question to be asked is, « why the Soviet elite destroyed its own system? » The Soviet collapse is the best demonstration that the rise of anti-integration forces can be the outcome, rather than the cause of collapse. (…)

The last and most disturbing lesson from a study of the Soviet collapse is that when disintegration threatens, political actors should bet on flexibility and constrain their natural urges towards rigidity and long-lasting solutions. Unfortunately, what we see in Europe today is a drive for rigidity. In order to get out of the current status quo of policies without politics in Brussels and politics without policies in nations, Germany, among others, is favouring a political constellation that can be best described as ‘democracy without choices’. European decision makers are trying to save the Union by opting for policy solutions that tie the hands of national governments and radically constrain the choices of the public. Voters in countries like Italy and Greece can change governments, but they cannot change policies: economic decision-making has de facto been taken out of electoral politics. (…)

Some decades ago, the German poet and dissident Wolf Biermann wrote, « I can only love, what I am also free to leave. » The current strategy of European policy makers – of favouring policies that make the price of exit unbearably high – can end up increasing rather than limiting the risk of disintegration. The Soviet collapse teaches us that in times of major crisis, the popular response to ‘there is no alternative’ is that any alternative is better. Paradoxically, flexibility is the best chance for survival.

  • Ces paragraphes ne sont qu’un extrait. Ce texte est très riche. En quatre ans et demie, ce texte dense n’a pas pris beaucoup de rides. A lire impérativement en entier. Il serait souhaitable qu’il soit traduit en français…

Philip Stephens, dans « The Financial Times », en date du 28 juin 2012, sous le titre « Soviet collapse holds a lesson for the euro » , et évoquant notamment les travaux d’Ivan Krastev :

There are moments in history when the impossible suddenly becomes the inevitable. The European leaders attending the latest in the long procession of Brussels summits to save the euro could do worse than reflect on one of these break points.

The other day I heard a distinguished former diplomat reminisce about the decade he had spent shadowing the Soviet Union. Through the 1980s, he told a gathering convened by Chatham House and the US Council on Foreign Relations, the west was absolutely sure of two things: the Soviet system was unsustainable; and it would last forever. As the diplomat spoke everyone in the room turned their minds to the euro. (…)

For all the differences, the parallels with the Soviet Union are still beguiling. I have lost count of the times I have been told by European politicians and central bankers that the euro will survive because, well, it was unthinkable to consider any other outcome. The cost of failure, this argument runs, would simply be too high.

Yet this conviction — and I am sure it is genuine — offers an increasingly threadbare shield against the gathering economic and political storms. The Soviets thought that doing nothing would preserve the status quo. They learnt subsequently that inaction is a decision like any other. To say that break-up of the euro would wreak havoc on the European and global economies will not of itself prevent it from happening.

  • Cet article apporte en fait assez peu par-rapport à l’original d’Ivan Krastev. Je note cependant que « The Financial Times », de Londres, a probablement une audience très supérieure à « Diplomatia », de Tallinn. Je note aussi que Philip Stephens ne fréquente probablement pas les mêmes gens que Ivan Krastev, et pourtant il note des résonances.

Jacques Sapir et Jean-Robert Raviot, dans un dialogue organisé par « Atlantico », en date du 14 avril 2013, sous le titre « L’Union Européenne est-elle dans le même état que l’URSS en 1988 ? » :

L’analogie qui me paraît la plus remarquable entre l’UE de 2013 et l’URSS de 1990 est l’impuissance du politique, impuissance qui a pour effet d’accroître presque mécaniquement le pouvoir des bureaucraties. L’élaboration d’un consensus européen à 27 étant évidemment laborieux et difficile, les accords se font généralement en amont du politique, par la voie technocratique, dans la langue des technocrates, par les technocrates.

C’est l’intendance qui gouverne. Le politique suit. On en vient à résoudre des questions fondamentales sans les débattre ni les trancher, en les transformant immédiatement en normes. Le politique est totalement dilué dans la pure gestion des affaires courantes. Cette prolifération des normes dans un contexte impolitique (pour reprendre la terminologie de Julien Freund) ressemble au système soviétique en phase terminale. L’UE de 2013, comme l’URSS de 1990, est un corps sans tête. (…)

Dans la quasi-totalité des pays de l’UE, les élites – gouvernants, parlementaires, faiseurs d’opinion et responsables économiques et financiers – tiennent le même discours « pro-européen ». La poursuite de la construction européenne continue d’être présentée comme le sens de l’histoire, le meilleur remède à tous nos maux. Nous souffririons donc d’un « déficit d’Europe »… Ce discours ne passe plus auprès des opinions publiques. Il ressemble à ces vieux slogans soviétiques sur l’avenir radieux qui continuaient, en 1990-1991, à être scandés, mais qui étaient devenus totalement obsolètes. « Plus d’Europe » ? Mais 90% de notre législation est déjà élaborée par l’UE !

Les élites n’ont pas compris que les peuples, dans leur majorité, assimilent désormais le discours « pro-européen » à un autoritarisme pur et simple, l’autoritarisme TINA, « There Is No Alternative » – il n’y a pas d’alternative à la rigueur. A Nicosie, à Lisbonne, à Madrid, on entend dans la rue l’équation « L’Europe=les banques ! ». Simpliste, bien sûr, tout comme ces portraits d’Angela Merkel en uniforme nazi. Simpliste, bien sûr, mais pas du tout anecdotique. Dans les grandes manifestations à Kiev, en 1991, on lisait des slogans du type « communisme=nazisme »…

Pourquoi cette absence de réalisme des élites, pourquoi ce disque rayé bloqué sur le « plus d’Europe » ? Là encore, il faut y voir la marque de l’impuissance politique de ces élites. L’antienne pro-européenne est devenue la « méthode Coué » qui sert à la fois à masquer l’absence de politique et cacher la violence des rapports de force au sein de l’UE. Car l’UE est aujourd’hui un vrai champ de bataille. L’UE est devenue une Empire du non-sens (politique), mais aussi un Empire du non-dit !

Derrière les discours lénifiants qui accompagnent les dernières décisions en matière financière, qui consistent à imposer un véritable diktat de l’Allemagne sur le gouvernement économique de la zone euro, les rapports de force sont brutaux.

(…) l’Europe reste persuadée que la situation finira par s’arranger. C’est frappant avec le Président François Hollande. Il conviendrait de leur rappeler que, comme disait l’humoriste Alphonse Allais « les choses finissent toujours par s’arranger, même mal… ». L’inertie du système européen, le manque de lucidité allié au manque de courage politique, constituent désormais la pire menace tant pour les institutions européennes que pour chacun des pays pris isolément.

  • Sans commentaire. Un quinquennat perdu…

Frances Coppola, commentant pour Forbes la capitulation de Tsipras sous la torture, à Bruxelles, dans la nuit du 12 au 13 juillet 2015, dans un texte daté du 14 juillet, intitulé « Dr. Schäuble’s Master Plan » :

The world has watched the events of the last two weeks with growing distress and horror, from the use of banks as weapons to the mental torture of an elected representative of a sovereign country. Peter Kazimir, Finance Minister of Slovakia, even tweeted that Greece deserved its humiliation as the price of its « Greek Spring » — a reference to the Prague Spring of 1968 which ended when the Soviet Union invaded Czechoslovakia:

« #Greece compromise we reached this morning is tough for Athens becasue it’s the results of their ‘Greek Spring’ #eurozone » — @KazimirPeter, July 13th 2015, 17:20 CET

The Eurozone leadership stopped short of sending tanks onto the streets of Athens, but who needs tanks when you control a country’s banks?

As a European, I am ashamed at what was done. The Eurozone has moved several steps closer to totalitarianism.

Sur le même thème, en français (et en d’autres langues d’Europe), on peut relire la manifeste « Pour un plan B en Europe » publié deux mois plus tard par Jean-Luc Mélenchon, Oskar Lafontaine, Yanis Varoufakis et autres :

Affirmer que l’euro et l’Union européenne servent les Européens et les protègent contre la crise est un mensonge dangereux. C’est une illusion de croire que les intérêts de l’Europe peuvent être protégés dans le cadre de la prison des règles de la zone euro et des traités actuels. La méthode Hollande-Renzi du « bon élève », en réalité du prisonnier modèle, est une forme de capitulation qui n’obtiendra même pas la clémence. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker l’a dit clairement : « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens ». C’est l’adaptation néolibérale de la « souveraineté limitée » inventé par le dirigeant soviétique Brejnev en 1968. A l’époque, les soviétiques écrasaient le Printemps de Prague par les tanks. Cet été, l’Union européenne a écrasé le Printemps d’Athènes par les banques.

Je n’ai pas de conclusion originale.

Je n’ai pas de réponse ferme à la question : L’Union Européenne finira-t-elle comme l’Union Soviétique ?

Bonnes lectures.

Bonne nuit.

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