Pour toutes les victimes du romantisme

Ça fait des années que je veux écrire un billet portant ce titre ; ça fait des décennies que j’ai cette formule en tête : « Pour toutes les victimes du romantisme ». Ça fait des mois que j’aurais dû l’écrire, bien avant la vague #BalanceTonPorc.

Ce billet est le billet d’un mâle hétérosexuel né en France dans les années 1970s.

Ce titre vient, comme beaucoup de choses dans ma tête, d’une bête chanson qui passait à la radio en France dans les années 1980s. Ce qu’on appelait la « variété française ». Il y en a d’autres.

Juste une mise au point
Pour un petit clin d’œil de survie
Pour tous les fous, les malades de l’amour
Pour toutes les victimes du romantisme, comme moi

Ma définition de « romantisme » serait d’une banalité et d’une médiocrité incommensurables. Entendons-nous bien : j’ai toujours détesté les chansons d’amour et les histoires d’amour à l’eau de rose. Ou j’ai fait comme si. Et pourtant, j’ai ça dans la tête. J’avais ça dans la tête. Je n’avais pas que ça, j’étais aussi enfant de la guerre froide, du giscardisme, et du reste, mais j’avais ça aussi.

Rencontrer la bonne personne. La reconnaître. Être reconnu par elle.

Faire ma vie avec elle. Partager nos vies. Ne plus regarder en arrière. Ne plus regarder autour. Regarder ensemble dans la même direction.

Oublier tout le reste.

Je sais : C’est banal. C’est puéril. C’est innocent. C’est naïf. C’est cliché. C’est ridicule. Encore une fois, rassurez-vous, je n’ai pas que ça dans la tête. Mais c’est là. C’est toujours là.

Eh toi dis-moi que tu m’aimes
Même si c’est un mensonge
Et qu’on n’a pas une chance
La vie est si triste
Dis-moi que tu m’aimes
Tous les jours sont les mêmes
J’ai besoin de romance (…)
Oublions tout nous-mêmes
Ce que nous sommes vraiment

J’ai cru en toutes ces choses. J’ai attendu, j’ai espéré, j’ai imaginé.

Et puis, j’ai traversé l’adolescence, la jeunesse, et finalement toute la vie, embarrasé par les émotions, les désirs et tout un tas d’autres choses qu’on n’apprend dans aucune école, ni école maternelle, ni école d’ingénieur, ni entre les deux. La vie est fournie sans mode d’emploi. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.

J’ai encore aujourd’hui des émotions et des désirs. Je suis encore aujourd’hui encombré par toutes ces sortes de choses. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, mais il y a des choses dont on ne sait que faire.

J’ai encore, aussi, au fond de moi, l’idée « romantique », à moins que ce ne soit une idée « révolutionnaire », du grand soir. Au sens large. Le grand soir ! Le premier contact. L’arrivée sur Mars. L’élection d’un grand homme. L’instant X. La grande bascule. Le ciel qui se déchire. La mer qui s’ouvre. L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. Les mots qui font battre les cœurs.

J’ai attendu toute ma vie un grand amour, ou un grand soir, ou un grand homme, ou un grand bond pour l’humanité, ou quelque chose comme cela.

Je sais bien que tout ça peut paraître ridicule. Je sais bien que c’est probablement objectivement ridicule. Mais c’est comme ça.

Chaque jour je me tenais prêt
Je guettais l’heure et la page
Où les eaux s’ouvriraient
Me laisseraient un passage
L’espoir me faisait vivre
L’attente me rendait nerveux
Je trouvais dans les livres
De quoi patienter un peu

Et puis, tardivement, j’ai pu croire que c’était arrivé. Je me suis marié, j’ai élevé des enfants, j’ai payé ma dette à la société. Tout ça me semble désormais irréel, même si ce n’est pas encore fini et c’est encore bien réel, quotidiennement réel, chronologiquement réel, matériellement réel. Je ne sais pas si « l’amour dure trois ans » , je sais juste que les années heureuses sont derrière moi, et qu’elles auront été courtes, et que l’Histoire ne repasse pas les plats. C’était une brève parenthèse. Presque une anomalie, à l’échelle d’une vie. Presque un Dirac, à l’échelle du cosmos.

Une fois la parenthèse refermée, il n’y a plus rien, il n’y a plus d’affection, il n’y a plus de sentiment, il n’y a plus de gentillesse, il n’y a plus de solidarité, il n’y a plus d’écoute. C’est comme si ça n’avait jamais existé. Il n’y a plus que de l’égoïsme, de l’individualisme et de l’ingratitude. L’ordinaire en régime néo-libéral. Les eaux glacées du calcul égoïste, étendues à tous les domaines de la vie. Il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien. Je suis rien.

Michel Houellebecq, dans « Les Particules Élémentaires », en 1997 :

Ce livre est avant tout l’histoire d’un homme, qui vécut la plus grande partie de sa vie en Europe occidentale, durant la seconde moitié du XXe siècle. Généralement seul, il fut cependant, de loin en loin, en relation avec d’autres hommes. Il vécut en des temps malheureux et troublés. Le pays qui lui avait donné naissance basculait lentement, mais inéluctablement, dans la zone économique des pays moyen-pauvres ; fréquemment guettés par la misère, les hommes de sa génération passèrent en outre leur vie dans la solitude et l’amertume. Les sentiments d’amour, de tendresse et de fraternité humaine avaient dans une large mesure disparu ; dans leurs rapports mutuels ses contemporains faisaient le plus souvent preuve d’indifférence, voire de cruauté.

Emmanuel Carrère, dans « Le Royaume », en 2014 :

Je me sentais impuissant, exilé dans cette banlieue de la vie qu’est un mariage malheureux, voué à un long et morose enlisement. Je me disais qu’il aurait fallu partir, mais je craignais en le faisant de provoquer une catastrophe : de détruire Anne, de détruire nos deux petits garçons, de me détruire moi-même.

Alors, le grand amour, le grand soir, le grand homme, le grand bond… quelle dérision !

Il n’y a rien de grand dans ce petit monde.

Rien.

Et on parle bien peu d’amour dans la France de l’automne 2017, et encore moins de tendresse et d’affection.

On parle surtout de sexe, de violence et de contrainte. Ça dégouline de partout. #BalanceTonPorc, #MeToo et plus si affinités. Le monde est une porcherie. Männer sind Schweine. Des décennies de conneries « décomplexées », il était temps que ça remonte à la surface. Il est urgent de recomplexer les porcs décomplexés, que ce soient les financiers cupides ou les prédateurs sexuels. Il est urgent que la peur change de camp. Il est urgent d’inverser les limites. Ce n’est pas mon sujet de ce soir, mais c’est la réalité du monde où j’ai vécu, à contre-courant.

Je déteste dire « moi je », mais je vais ici faire une exception.

Moi je n’ai jamais violé personne. Je n’ai pas frappé, je n’ai pas forcé, je n’ai pas harcelé, je n’ai pas menacé, je n’ai pas contraint. Jamais. Jamais. Jamais. J’ai peut-être fait peur — à mon insu, et j’en ai honte. J’ai peut-être été maladroit — à mon insu, et j’en ai honte. J’ai toujours été un gros maladroit. Mais je n’ai jamais frappé. Jamais, jamais, jamais.

Je n’avais pas tué mon père
Mais je ne me souvenais pas
Ce qu’il me disait de faire
Ou ce qu’il ne disait pas

Et une partie de moi-même me dit que j’aurais dû. Une grande partie de la culture contemporaine me dit que j’aurais dû. Ce que notre époque dégueulasse appelle la « masculinité », la « virilité », la « fierté ». There is no alternative. Pas de quoi être fier.

J’ai trouvé par hasard cette semaine un joli texte où je me suis étrangement reconnu, en français (« 7 raisons pour lesquelles tant d’hommes ne comprennent pas le consentement sexuel » ) traduit de l’américain (« 7 Reasons So Many Guys Don’t Understand Sexual Consent » ). Quelques extraits :

Si vous m’aviez coincé au lycée et que vous m’aviez demandé pourquoi je n’avais pas tout simplement choppé une fille dans une soirée et fait en sorte qu’elle m’embrasse, j’aurais répondu que c’était parce que je n’étais pas assez cool, ou assez beau mec. « Il faudrait que je perde du poids et que j’entre dans l’équipe de foot pour faire un truc comme ça ! » On m’a dit, voyez-vous, que ceux qui attendent d’avoir la permission sont les mauviettes, les peureux, les nazes. (…)

… ou encore, les victimes du romantisme …

Encore une fois, moi je n’ai jamais rien fait de tout cela. Pas parce que c’était mal, mais parce que j’avais trop peur. Je me détestais à cause de ça. Est-ce que je l’ai déjà mentionné ? À quel point j’avais honte à l’époque de ne pas être un « vrai mec » ?

Me too! Moi aussi ! Moi aussi j’avais honte. Moi aussi j’ai honte. (Oh que je n’aime pas écrire « Moi je »… Le moi est haïssable, n’est-il pas ?)

Moi aussi, j’ai fait de mon mieux. J’ai essayé de ne pas faire de mal. Je ne demandais pas grand’chose. Je n’ai tué personne. J’ai sûrement fait du mal, par maladresse, pour me défendre, par accident. Je ne suis pas parfait. J’ai fait de mon mieux. J’ai passé des années et des années à craindre de découvrir que j’étais un monstre, comme d’autres — et peut-être suis-je devenu ainsi paradoxalement une autre sorte de monstre. Ce que je ne voulais pas.

Plus que tout, je crois au respect, à la non-violence et à l’égalité. C’est ce que j’ai appliqué. C’est ce que j’applique encore. Et je me suis fait bouffer.

Ai-je eu tort ?

Est-ce que ma vie aurait été meilleure si j’avais été plus « mâle », plus « fier », plus « masculin », plus « viril », plus « prédateur » , plus « brutal » , plus « décomplexé » ?

Plus conforme ?

Plus adapté ?

Voltaire a écrit cette phrase que je médite depuis trente ans, âge signifiant époque :

Qui n’a pas l’esprit de son âge, de son âge a tous les malheurs.

Est-ce que ça aurait été mieux ? Je n’en sais rien. Mais toute cette époque dégueulasse me le dit. Me le disait, me le dit toujours, et me le dira encore. J’aurais mieux fait d’être un porc parmi les porcs. Le voilà, l’esprit de notre âge : la porcherie.

Alors, parmi les phrases qui me tournent dans la tête ces dernières années, en diverses occasions, souvent reviennent : « Bientôt tout ça n’aura plus aucune importance. » « Heureusement tout ça c’est bientôt fini. » « Vivement que tout ça se termine. »

Bientôt le soulagement. Bientôt. Ne plus être encombré par les émotions, les désirs et tout le reste. Ne plus craindre de devenir un monstre. Ne plus m’inquiéter que les femmes ne me regardent pas. Ne plus rien attendre, ne plus rien espérer, ne plus rien craindre. Être enfin rien, et cohérent avec rien.

Pour être encore plus clair, je vais reformuler une dernière fois en utilisant un mot que je déteste, le mot « normal » :

Quand j’avais 25 ans, ce n’était pas « normal » qu’elles me méprisent, qu’elles ne me regardent pas, que je ne les intéresse pas. Je n’étais pas « normal ».

Quand j’aurai passé 50 ans, ça sera « normal ». Ça sera « normal » qu’elles me méprisent, ça sera « normal » qu’elles ne me regardent pas, ça sera « normal » que je n’intéresse personne. Il n’y aura plus matière à s’inquiéter. Tout ça n’aura plus d’importance.

Le roman de Michel Houellebecq paru le 7 janvier 2015, intitulé « Soumission », que je persiste à préférer intituler « Soulagement », car c’est un roman de l’épuisement et de la lassitude — ce roman se termine par ces mots :

Je n’aurais rien à regretter.

Je n’y suis pas encore. J’y suis presque. Il faut juste que je tienne encore quelques années.

J’ai fait ce que j’ai pu, comme j’ai pu, avec ce que j’avais. J’ai eu de la chance, j’ai eu de la malchance. J’ai vécu une parenthèse, elle est terminée. Il faut juste que je tienne encore quelques années, tant que ma fille a besoin de moi. Et aussi, il ne faut pas que ça se voie. Encore quelques années. Bientôt tout ça n’aura plus d’importance.

Credo che ci credesse sul serio, tanto può il desiderio deluso. Quel suo file terminava, né poteva essere altrimenti, con la citazione d’obbligo di tutti coloro che la vita ha sconfitto: Bin ich ein Gott?

Je crois qu’il y croyait pour de bon, tant peut le désir déçu. Son file se terminait, et il ne pouvait en être autrement, par la citation obligée de tous ceux que la vie a vaincus : Bin ich ein Gott ?

Suis-je une anomalie ? Une erreur ? Un raté ? Les trois à la fois ?

… toutes les victimes du romantisme, comme moi

Bonne nuit.

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3 commentaires pour Pour toutes les victimes du romantisme

  1. Le Monolecte dit :

    Comme je le disais récemment à monsieur Monolecte (cette histoire romantique que je ne voulais pas, mais qui dure depuis 30 ans), le problème, c’est que tous les mecs veulent toujours le même genre de femmes. Donc, oui, forcément, il y a beaucoup de perdants amers. Le fait est que chez les jeunes gars qui se trouvaient trop gentils et du coup, vivaient mal de se faire snober, c’est qu’ils étaient incapables de voir qu’ils ne se faisaient snober que par les «pétasses» (parce que ces filles aussi étaient conditionnées, en fait, et donc plus des victimes qu’autre chose!) qui faisaient baver tous les gars et que du coup, la fille gentille qui les trouvait intéressants, mais qui n’avait peut-être pas plus qu’eux une beauté classique, ils ne la calculaient même pas.

    Même jeune adulte, j’ai observé les mêmes comportements : le fait que le désir de tout le monde se concentre sur 10% des partenaires potentiels et que tous les autres sont totalement invisibilisé⋅e⋅s. Du coup, forcément, beaucoup d’amertume et peu de «gagnants du loto», comme toujours.

    Les hommes aiment bien parler de leur misère sexuelle qu’ils utilisent comme justification à leur droit d’acheter le consentement de femmes moulées selon leurs fantasmes déçus, mais personne n’en a rien à foutre de la misère sexuelle des filles tranquilles et pas assez pimpantes pour attirer le désir et la validation des hommes sur elles. Alors qu’on plaint celle des hommes, la solitude affective des femmes invisibles, tout le monde s’en contrebalance.

    J’ai trop vu de gus se plaindre que des filles de la moitié de leur âge ne s’intéressent pas à leur marcel et leur gueule de pruneau, sans considération aucune pour la «bonne copine» à côté, qui est juste considérée comme pas baisable ou hors DLC (par ses contemporains, faut-il le rappeler?).

    Bref, le romantisme des jeunes des années 80, c’est un truc de plastoc et de pubards.

    Ayant grandi à la même période, ayant eu des amis garçons classés dans le top 10 des tombeurs et sachant comment certains fonctionnaient devant l’offre pléthorique, connaissant déjà l’implication excessive que demande la société patriarcale à la femme dans le foutu couple romantique, j’étais fermement décidée à me passer de ces conneries, le gus, l’amour, les gosses et surtout l’esclavage domestique. Les années 80, c’était aussi un autre fantasme, celui des executives women, des gonzesses ultralibérales qui vivent comme des mecs, mais dans un tailleur.

    Mon gros défaut, c’est que j’ai toujours vu les mecs gentils, introvertis, planqués au fond de la classe et empêtrés dans leurs contradictions.

    En 30 ans de vie de couple, j’ai appris que rien n’est facile, évident et définitif, que les relations entre humains s’entretiennent autant si ce n’est plus qu’un beau jardin luxuriant et que si l’on prend la peine d’être attentifs et bienveillants envers l’autre et de manière réciproque (dans notre culture, dans le couple, c’est la gonzesse qui fait 80% du boulot du maintient de la cohésion de la famille!), on peut faire un bout de chemin ensemble, sans avoir des objectifs et ambitions démesurées. Rappelons tout de même qu’on a inventé le concept d’amour éternel à l’époque où un couple durait en moyenne une petite dizaine d’années, parce qu’il y en avait toujours l’un des deux qui claquait prématurément. Et que la monogamie n’est pas dans la «nature» humaine (on est des foutus grands singes), mais une invention pour dominer la sexualité des femmes et valider le concept patrilinéaire de la propriété.
    Déjà, si on admettait qu’il nous est tout à fait naturel d’aimer plusieurs personnes à la fois (personne ne s’étonne qu’on puisse aimer plus que notre gosse ainé, non?) et que personne n’appartient à personne, nos relations seraient infiniment plus fluides et joyeuses.

    Voilà, voilà (mais ce n’est qu’un tout petit point de vue sur une question bien complexe!)

    • Merci pour ce commentaire très long.

      Deux ou trois réponses, pas forcément sur l’essentiel.

      J’ai été jeune dans les années 1980s, mais je ne crois pas avoir été un « jeune des années 1980s ». A vrai dire, je ne sais même plus si j’ai été un jeune du tout. Un enfant, oui. Un jeune biologique, oui. Mais un « jeune des années 1980s » ? Non, clairement non.

      J’ai cru en l’égalité dans les années 2000s. J’ai voulu l’égalité. Le moment venu, j’ai voulu construire quelque chose d’égal, d’équitable, de réciproque ; j’ai toujours refusé de « dominer », d' »asséner une autorité », et ce genre de choses (ou ces choses de genre). Et puis je me suis fait bouffer. Est-ce que ça aurait été mieux si je n’y avais pas cru, ou pas voulu y croire ? J’en sais rien. Je ne ferai pas d’uchronie là-dessus. J’ai juste un début d’autopsie ici : https://wp.me/p2Y5zY-G4

      Je suis fatigué. Je suis las. Tout le monde dort. J’attends que la lessive se termine pour aller étendre le linge. C’est la vie.

      Si je ne le fais pas, personne ne le fera à ma place. Et je suis très fier de le faire. Ça donne un sens à ma vie. Sérieusement.

      Je sais, c’est complètement hors sujet.

  2. Audrey dit :

    Tendresse et fraternité : voilà ma vision romantique d’un amour d’une pureté qui échappe apparemment à cette société. Le reste : sexualité désacralisée, séduction qui compense une faible estime, jalousie et possessivité.. Que du caca boudin !

    J’ai exploré pas mal de voies (par curiosité intellectuelle – libertinage, couple libre, Polyamour, etc.) et l’essence même de l’amour semble échapper à toutes personne qui s’obstine à vouloir combler un manque au lieu de se contenter « d’être » la plus belle version d’elle-même. Sacrée prise de responsabilité. Accepter la parfaite imperfection de ce monde .. Celui qui paraît bien fade aux « atypiques » et anticonformistes en tout genre !!

    Je comprends ton écœurement et tes peurs ; si j’avais été un mec j’aurais encore plus mal vécu mes « différences » et difficultés relationnelles. Je ne trouve pas les mots pour développer ce point, pardon. Comme anecdote je dirais juste que je fais sourire de soulagements les hommes lorsque je leur raconte que depuis que je m’assume Bi je me rends compte que les nanas sont vraiment compliquées parfois : depuis peu j’ai surtout réalisé qu’il est question de « sensibilité » différente dans ces cas-là … Pas ce mot qui fait peur et qui fait « chochotte » mais la manière de voir le monde >> de regarder dans la même direction, disais-tu !

    Expérimenter l’amour ne pourrait-il donc se faire pleinement qu’entre personnes de même « conception » [neurologique?] … Et vive la neurodiversité ! (j’enfonce le clou hihi) ❤

Tous les commentaires seront les bienvenus.

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