Pistes de lecture – Dans l’ombre du 15 septembre 2008

Le site de Ground Zero à New York est impressionnant. À l’emplacement des deux tours tombées le 11 septembre 2001, il y a deux trous carrés, en pierre noire lisse. L’eau s’écoule le long des quatre parois verticales, descendant jusqu’à un bassin quelques mètres plus bas. L’eau se précipite ensuite à travers un deuxième trou carré, plus étroit, au milieu, plus profond, si profond qu’on n’en voit pas le fond. Dans cette ville bruyante, c’est un lieu presque silencieux. Les noms des trois mille victimes sont gravés sur les murets entourant les deux carrés noirs. C’est un monument très simple, très digne, très émouvant.

Les centaines de milliers de morts des guerres imbéciles déclenchées à la suite du mardi 11 septembre 2001, eux, n’ont aucun monument en leur honneur. À Washington D.C. existe un monument aux soldats étasuniens tombés lors de la guerre du Vietnam (1955 – 1975), environ soixante mille tués (probablement plus d’un million côté vietnamien). Mais la guerre du Vietnam a eu une fin officielle. Aux dernières nouvelles, les guerres imbéciles déclenchées par George W. Bush et poursuivies par ses successeurs n’ont pas de fin. Et je n’ai pas le cœur à aller chercher le total provisoire des victimes — étasuniennes, afghanes, irakiennes, etc. Il n’y aura rien pour eux.

Il n’y a pas non plus de monument aux victimes du lundi 15 septembre 2008, aux victimes de la crise financière imbécile qui s’est nouée ce jour-là — la faillite de Lehman Brothers.

Et pourtant, il me semble de plus en plus évident, année après année, que le 15 septembre 2008 est une date, à l’échelle de l’humanité, au moins aussi importante que le 11 septembre 2001, et probablement plus importante.

À la suite du lundi 15 septembre 2008, plusieurs millions de gens ont perdu leur logement ; plusieurs millions de gens ont perdu leur emploi ; des régions entières ont été jetées dans la misère, des pays entiers (« émergents » notamment) dans la récession. Malgré quelques décisions plutôt constructives dans les premiers trimestres suivants, c’est à la suite du 15 septembre 2008 (et des élections allemandes de septembre 2009, et des élections britanniques de mai 2010, etc) que l’Europe en particulier a été livrée aux fous-furieux de l’austérité. Mais il n’y aura jamais aucun monument pour ces gens livrés à la misère, au malheur, à toutes sortes de vies abrégées et de morts précoces. Il n’y aura rien pour eux.

À notre société du spectacle, le lundi 15 septembre 2008 paraît moins spectaculaire que le mardi 11 septembre 2001. Moins d’images, moins de couleurs, moins d’émotions. Et pourtant, je pense que ce qui est sorti du 15 septembre 2008 est bien plus monstrueux, et bien plus colossal, que ce qui était sorti du 11 septembre 2001.

Quelques pistes de lecture, dix ans après le 15 septembre 2008. ( Comme d’habitude, je propose pour les textes cités en anglais des traductions en français qui n’engagent que moi. )

* * *

Serge Halimi, dans « Le Monde Diplomatique » de septembre 2018, sous le titre « Libéraux contre populistes, un clivage trompeur » remet quelques pendules à l’heure, et toute une décennie pourrie en perspective.

L’ébranlement de 2008 et ses répliques ont également bousculé l’ordre politique qui voyait dans la démocratie de marché la forme achevée de l’histoire.

La morgue d’une technocratie onctueuse, délocalisée à New York ou à Bruxelles, imposant des mesures impopulaires au nom de l’expertise et de la modernité, a ouvert la voie à des gouvernants tonitruants et conservateurs. De Washington à Varsovie en passant par Budapest, M. Trump, M. Orbán et M. Jaroslaw Kaczynski se réclament tout autant du capitalisme que M. Barack Obama, Mme Angela Merkel, M. Justin Trudeau ou M. Emmanuel Macron ; mais un capitalisme véhiculé par une autre culture, «illibérale», nationale et autoritaire, exaltant le pays profond plutôt que les valeurs des grandes métropoles.

Cette fracture divise les classes dirigeantes. Elle est mise en scène et amplifiée par les médias qui rétrécissent l’horizon des choix politiques à ces deux frères ennemis. Or les nouveaux venus visent tout autant que les autres à enrichir les riches, mais en exploitant le sentiment qu’inspirent le libéralisme et la social-démocratie à une fraction souvent majoritaire des classes populaires : un écœurement mêlé de rage. (…)

De la géopolitique à la politique, il n’y a qu’un pas. La mondialisation a provoqué la destruction d’emplois et la dégringolade des salaires occidentaux — leur part est passée, aux États-Unis, de 64 % à 58 % du produit intérieur brut (PIB) rien que ces dix dernières années, soit une perte annuelle égale à 7 500 dollars (6 500 euros) par travailleur ! (…)

Ils contestent aussi le caractère démocratique du capitalisme libéral. Non sans fondement, dans ce dernier cas. Car, en matière d’égalité des droits politiques et civiques, la question de savoir si les mêmes règles s’appliquaient à tous s’est trouvée une fois de plus tranchée après 2008 : « Aucune poursuite n’a abouti contre un financier de haut niveau, relève le journaliste John Lanchester. Lors du scandale des caisses d’épargne des années 1980, mille cent personnes avaient été inculpées. »

  • En introduction de son article, Serge Halimi évoque un discours prononcé à Budapest par Steve Bannon le 23 mai 2018. En cherchant un verbatim de ce discours, je suis tombé sur le texte suivant.

Steve Bannon, interviewé dans « New York Magazine » en date du 10 août 2018, sous le titre « How 2008 Planted the Seed for the Trump Presidency » (« Comment 2008 a planté la graine de la présidence Trump »), ne mâche pas ses mots. Si vous lisez l’américain, lisez cette interview. On pense ce qu’on veut du personnage, son diagnostic ne laisse pas indifférent.

Q. What does the impact of the financial crisis look like for the American people?

A. I think you’re starting to see it. I think you’re starting to see the deindustrialization of the country. We stopped investing in the country. Domestic investment’s all going over to China. We deindustrialized Western Europe. Brexit and 2016 are inextricably linked, okay?

Workers know this. It’s the labor vote in the midland counties that drove Brexit. This is what’s so obvious the Democratic Party misses. Donald Trump’s president because of working-class Democrats. The Trump movement is made up of people like my father, the Marty Bannons. My whole household was working-class Democrats. These are adamant Trump supporters because they understand Trump supports working-class people.

Here’s the outrage about it: The balance sheet of the Federal Reserve in September 2008 is about $1 trillion. The balance sheet the day Donald Trump raises his hand, after eight years of the most progressive Democrat in recorded history, is $4.5 trillion. The elites save themselves. They just created money. They flooded the zone with liquidity. If you’re an asset holder, if you owned real estate, stocks, or intellectual property, if you’re an owner, you had the best run in human history, okay?

If you’re a deplorable, you got fucked. You know why the deplorables are angry? They’re rational human beings. We took away the risk for the wealthy. Look, you have socialism in this country for the very wealthy and for the very poor. And you have a brutal form of Darwinian capitalism for everybody else. You’re one paycheck away from oblivion. Do you think the founders of this country, you think that’s what they wanted to have in the 21st century? Dude, this is fucked up.

Here’s what it should have been. We go into Goldman Sachs, everybody, every partner, every guy — zero. You’re wiped out. Just like we’d do any deal at Goldman Sachs. I wipe out all the equity. I’m getting rid of Lloyd Blankfein and Gary Cohn. But the guys that follow them, they can make beaucoup dollar after my money’s paid back and the company’s successful, just like every transaction we do. You should have done that across corporate America and every bank.

Q. A quoi ressemble l’impact de la crise financière pour le peuple américain ?

R. Je pense que vous commencez à le voir. Je pense que vous commencez à voir la désindustrialisation du pays. Nous avons cessé d’investir dans le pays. L’investissement intérieur est parti en Chine. Nous avons désindustrialisé l’Europe occidentale. Le Brexit et la présidentielle de 2016 sont inextricablement liés, vous comprenez ?

Les travailleurs le savent. C’est le vote ouvrier dans les comtés des Midlands qui a mené au Brexit. C’est ça qu’il est tellement évident que le Parti Démocrate ne voit pas. Donald Trump est président à cause des ouvriers qui votaient démocrate. Le mouvement Trump est constitué de gens comme mon père, les Marty Bannons. Tout mon quartier c’étaient des ouvriers qui votaient démocrates. Ils sont devenus de fervents soutiens de Trump parce qu’ils ont compris que Trump soutient la classe ouvrière.

Voila le scandale : Le bilan comptable de la Réserve Fédérale en septembre 2008 s’élevait à environ 1000 milliards de dollars. Le jour de la prestation de serment de Donald Trump, après huit années de l’adminstration démocrate la plus progressiste de l’Histoire, c’est 4500 milliars de dollars. Les élites se sont sauvées elles-mêmes. Elles ont juste créé de la monnaie. Elles ont inondée la zone monétaire de liquidités. Si vous détenez des actifs, si vous possédez de l’immobilier, des actions, ou de la propriété intellectuelle, si vous êtes un possédant, vous avez vécu la meilleure période de l’histoire humaine, vous comprenez ?

Si vous êtes un « déplorable », vous avez été baisé. Vous savez pourquoi les « déplorables » sont furieux ? Ce sont des êtres humains rationnels. On a éliminé tout risque pour les riches. Ouvrez les yeux, on a dans ce pays un socialisme pour les très riches et pour les très pauvres. Et on a une forme brutale de capitalisme darwinien pour tous les autres. Vous êtes à une feuille de paie du néant. Vous pensez que les pères fondateurs de ce pays, vous pensez que c’est ce qu’ils voulaient avoir au XXIème siècle ? Mec, c’est foutu.

Voilà ce qui aurait dû arriver. On va chez Goldman Sachs, et tout le monde, tous les dirigeants, tous les mecs — ouste ! Ils perdent tout. Exactement comment eux-mêmes font n’importe lequel de leurs deals. J’efface tout ce qu’ils avaient. Je me débarrasse de Lloyd Blankfein et Gary Cohn. Mais les remplaçants, eux ils pourront se faire du fric, après que l’argent public ait été remboursé et si la boîte marche bien. On aurait dû faire ça dans toutes les grosses boîtes américaines, et dans toutes les banques.

Christian Salmon, dans Médiapart en date du 9 septembre 2018, recommande et cite lui aussi cette interview de Steve Bannon. Voici un extrait contenant des traductions d’autres segments de Bannon :

« Je peux vous donner le moment précis : quand ils ont mis Lehman Brothers en faillite et que Hank Paulson, secrétaire du Trésor, et Ben Bernanke, le chef de la Réserve fédérale, sont montés à Capitol Hill (le siège du Congrès américain). Ils ont mis tout le monde dans une pièce en leur demandant de laisser leurs BlackBerry à l’extérieur, et Bernanke, qui n’est pas alarmiste a dit : « Si nous n’avons pas mille milliards de dollars aujourd’hui, le système financier américain va fondre dans 72 heures et il y aura une anarchie mondiale… » Cela a allumé une allumette, et l’explosion ce fut Trump. »

Bannon se souvient de ses années d’étudiant à la Harvard Business School, en 1983, lorsqu’un groupe de professeurs avait eu l’idée radicale de la maximisation de la valeur pour les actionnaires, « une idée prêchée comme une théologie » selon laquelle toute valeur devait revenir aux actionnaires, et qui a conduit à la financiarisation et à la crise de 2008. Et Bannon de dénoncer la corruption de la finance. Et pas seulement la corruption de Bernie Madoff, arrêté et inculpé par le FBI pour avoir réalisé une escroquerie de 65 milliards de dollars américains et condamné depuis à 150 ans de prison.

« Je parle de la pourriture systémique. Les banques qui ont regardé ailleurs, les cabinets d’avocats qui ont regardé ailleurs, les cabinets comptables qui ont regardé ailleurs. Les médias d’affaires qui ont détourné les yeux. Tout le monde a regardé ailleurs. Ils sont toujours en train de regarder ailleurs. »

Bannon pointe les conséquences de la folie financière des années 1990 : la désindustrialisation, le chômage, l’explosion des inégalités. Et l’envol du vote populiste en Europe et aux États-Unis.

« Tu sais pourquoi les déplorables sont énervés ? Parce qu’ils comprennent que c’est une arnaque. Le fardeau est sur leurs épaules. Tu sais pourquoi les déplorables sont en colère ? Ce sont des êtres humains rationnels. Nous avons supprimé le risque pour les riches. Regarde, dans ce pays tu as le socialisme pour les très riches et pour les très pauvres. Et tu as une forme brutale de capitalisme darwinien pour les autres. Tu crois que les fondateurs de ce pays voulaient ça au XXIe siècle ? Mec, c’est foutu. »

Philip Stephens, dans « The Financial Times » (brûlot populiste bien connu) daté du 30 août 2018 , sous le titre « Populism is the true legacy of the global financial crisis » (« Le populisme est le vrai héritage de la crise financière mondiale ») en rajoute une couche :

After a decade of stagnant incomes and fiscal austerity, no one can be surprised that those most hurt by the crash’s economic consequences are supporting populist uprisings against elites. Across rich democracies, significant segments of the population have come to reject laissez-faire economics and the open frontiers of globalisation. Large-scale immigration can be disruptive during the best of times. Throw in austerity and immigrants are all too easily cast as scapegoats.

Most striking is how little has changed in the operation of international financial markets. A handful of bankers were sacked and some institutions faced hefty penalties and fines. But the burden has fallen on the state or on shareholders. The architects of unfettered financial capitalism are still counting the noughts on their bonuses. The worst that has happened is that they must wait a bit longer before cashing in. (…)

The strains have been intensified, of course, by digital technology and by the anti-competitive rent-seeking of a handful of tech behemoths. The cost of Google’s aggressive tax avoidance falls on those least able to bear it. The emotion that has done most to swell the ranks of the populists has been a sense of unfairness — the belief that elites are indifferent to their plight.

Mr Trump et al do not have any answers. To the contrary, the US president’s fabled « base » will be losers from his trade wars. They have already been robbed by his tax cuts for the very rich. British workers will be worse off as a consequence of Brexit. The League in Italy and National Rally, formerly the National Front, in France are selling the same snake oil. But many of the grievances they identify are real.

Après une décennie de revenus stagnants et d’austérité fiscale, personne ne peut être surprise que ceux qui ont le plus souffert des conséquences économiques du crash soutiennent des soulèvements populistes contre les élites. Dans les démocraties riches, de larges portions de la population en sont arrivées à rejeter le laissez-faire et les frontières ouvertes de la mondialisation. L’immigration de masse peut être perturbante même pendant les bonnées années. Ajoutez l’austérité et les immigrants peuvent trop facilement être présentés en boucs-émissaires.

Plus frappant est le peu de changement observé dans le fonctionnement des marchés financiers internationaux. Une poignée de banquiers ont été virés et quelques institutions ont payés quelques lourdes pénalités et amendes. Mais le vrai fardeau est tombé sur les États ou sur les actionnaires. Les architectes du capitalisme financier sans entraves continuent à compter les zéros sur leurs bonus. Le pire qui leur est arrivé est qu’ils doivent maintenant attendre un tout petit peu avant d’encaisser. (…)

Les tensions ont été exacerbées, bien sûr, par la technologie numérique et par les pratiques de captation de rentes anti-compétitives d’une poignée de géants technologiques. Le coût de l’évasion fiscale agressive de Google retombe sur ceux qui sont le moins capable de le supporter. L’émotion qui a si bien gonglé les rangs des populistes est une perception d’injustice — la croyant que les élites sont indifférentes à leur détresse.

Monsieur Trump et les autres n’ont pas de réponses. Au contraire, la mythique « base » électorale du président fera partie des perdants de ses guerres commerciales. Ils ont déjà été volés par ses baisses d’impôts pour les très riches. Les travailleurs britanniques iront plus mal avec les conséquences du Brexit. La Ligue en Italie et le Rassemblement National en France fourguent le même poison. Mais beaucoup des griefs qu’ils identifient sont réels.

Frank Rich, dans « New York Magazine » daté du 5 août 2018, sous le titre « In 2008, America Stopped Believing in the American Dream » (« En 2008, l’Amérique a cessé de croire au Rêve Américain »), conclut :

The mood in America is arguably as dark as it has ever been in the modern era. The birthrate is at a record low, and the suicide rate is at a 30-year high; mass shootings and opioid overdoses are ubiquitous. In the aftermath of 9/11, the initial shock and horror soon gave way to a semblance of national unity in support of a president whose electoral legitimacy had been bitterly contested only a year earlier. Today’s America is instead marked by fear and despair more akin to what followed the crash of 1929, when unprecedented millions of Americans lost their jobs and homes after the implosion of businesses ranging in scale from big banks to family farms.

It’s not hard to pinpoint the dawn of this deep gloom: It arrived in September 2008, when the collapse of Lehman Brothers kicked off the Great Recession that proved to be a more lasting existential threat to America than the terrorist attack of seven Septembers earlier. The shadow it would cast is so dark that a decade later, even our current run of ostensible prosperity and peace does not mitigate the one conviction that still unites all Americans: Everything in the country is broken.

L’humeur en Amérique est clairement la plus sombre qu’on n’ait jamais vu pendant toute l’ère moderne. Le taux de natalité n’a jamais été aussi faible, et le taux de suicide est au plus haut depuis 30 ans ; les fusillades de masse et les overdoses d’opioïdes sont partout. Dans la foulée du 11-Septembre, le choc et l’horreur initiales ont vite cédé la place à une apparence d’unité nationale autour d’un président dont la légitimité électorale avait été amèrement contestée à peine un an auparavant. L’Amérique d’aujourd’hui est au contraire marquée par la peur et le désespoir qui ressemblent plus à ce qui a suivi le crash de 1929, quand pour la première fois des millions d’Américains perdirent leurs emplois et leurs maisons après l’implosion d’entreprises de toutes tailles, depuis les grandes banques jusqu’aux fermes familiales.

Il n’est pas difficile d’identifier l’aube de ce profond malaise : Elle est arrivée en Septembre 2008, quand l’effondrement de Lehman Brothers a précipité la Grande Récession, qui s’est avéré être une menace existentielle plus durable pour l’Amérique que l’attaque terroriste sept Septembres auparavant. L’ombre qu’elle porte est si sombre qu’une décennie plus tard, même notre actuelle période de paix et de prospérité ostensibles ne peut dissiper cette conviction qui unit tous les Américains : Tout dans ce pays est cassé.

Le 16 juin 2015, Donald Trump lança sa campagne électorale depuis la Trump Tower (745 Seventh Avenue), à un kilomètre à peine de l’ancien siège de Lehman Brothers (725 Fifth Avenue). La conclusion de sa déclaration de candidature :

Sadly, the American dream is dead. But if I get elected president I will bring it back bigger and better and stronger than ever before, and we will make America great again.

Malheureusement, le rêve américain est mort. Mais si je suis élu président, je le rendrai plus grand et meilleur, et nous rendrons sa grandeur à l’Amérique.

L’éditorial du Monde, le mercredi 12 septembre 2001, signé par Jean-Marie Colombani, était intitulé « Nous sommes tous Américains ». Dude, this is fucked up.

Bonne nuit.

Cet article, publié dans Pistes de lecture, est tagué , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Tous les commentaires seront les bienvenus.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s