Le sentiment d’inutilité

Depuis le début du « confinement », je me sens terriblement inutile.

Ce sentiment n’est pas nouveau. Il est tout sauf nouveau.

Mais il est exacerbé par le « confinement ». C’est comme un précipité, au sens des expériences de chimie au lycée : on verse un liquide translucide dans un autre liquide translucide, et au contact le premier liquide devient coloré.

Mon inutilité se voit.

Parmi les nombreux passages des « Particules Élémentaires » qui m’ont marqué, quand je l’ai lu d’une traite en janvier 1999, et que je n’oublierai jamais, il y a cette tirade de Bruno, le frère de Michel :

Ils dégustèrent ensemble une choucroute royale, avec des saucisses de Montbéliard artisanales. Dans l’état de détente plaisante de l’homme que l’on vient de faire jouir, avec affection et volupté, Bruno eut une pensée rapide pour ses préoccupations professionnelles, qui pouvaient se résumer ainsi : quel rôle Paul Valéry devait-il jouer dans la formation de français des filières scientifiques ? Sa choucroute terminée, après avoir commandé du munster, il se sentait relativement tenté de répondre :

« Aucun. »

« Je ne sers à rien, dit Bruno avec résignation. Je suis incapable d’élever des porcs. Je n’ai aucune notion sur la fabrication des saucisses, des fourchettes ou des téléphones portables. Tous ces objets qui m’entourent, que j’utilise ou que je dévore, je suis incapable de les produire ; je ne suis même pas capable de comprendre leur processus de production. Si l’industrie devait s’arrêter, si les ingénieurs et techniciens spécialisés venaient à disparaître, je serais incapable d’assurer le moindre redémarrage. Placé en dehors du complexe économique-industriel, je ne serais même pas en mesure d’assurer ma propre survie : je ne saurais comment me nourrir, me vêtir, me protéger des intempéries ; mes compétences techniques personnelles sont largement inférieures à celles de l’homme de Neandertal. Totalement dépendant de la société qui m’entoure, je lui suis pour ma part à peu près inutile ; tout ce que je sais faire, c’est produire des commentaires douteux sur des objets culturels désuets. Je perçois cependant un salaire, et même un bon salaire, largement supérieur à la moyenne. La plupart des gens qui m’entourent sont dans le même cas.

Bruno était professeur de français ; je suis ingénieur en informatique. Quelle différence ? Est-ce que ça me rend plus utile ? Certainement pas. Est-ce que ça me rend plus inutile ? Probablement.

Lorsqu’il prononce ces phrases, Bruno est quadragénaire. Aujourd’hui, c’est moi qui suis quadragénaire. Qu’est-ce que ça change ? En 1999, quand j’ai lu ces phrases, j’étais juste un peu moins conscient de mon inutilité, je ne ressentais pas à quel point elles pouvaient s’appliquer à moi. Mais je me suis rattrapé.

Le sentiment d’inutilité remonte à loin. Ça fait longtemps que je me demande à quoi je sers. Je serai presque tenté de dire que c’est depuis toujours. Je suis sûr de l’avoir demandé explicitement à ma mère : « À quoi je sers ? » Ou encore : « Pourquoi je suis là ? » Je serais terrorisé si ma fille me posait la même question – mais elle ne l’a jamais fait.

Très souvent le sentiment d’inutilité est revenu me hanter. Méchamment. Toutes ces années passées à avoir honte de ce que j’étais. Toutes ces années à me sentir inutile, juste bon à dévorer la chair d’un animal mort, un bel animal sûrement, élevé puis tué pour nourrir un vilain bonhomme. Toutes ces années à me sentir un parasite. À sentir que je ne méritais pas ma place parmi les vivants. À ne plus savoir justifier mon existence. À me perdre à justifier les justifications. À ne même plus savoir ce qui justifie les justifications des justifications.

Plus rien ne s’oppose à la nuit
Rien ne justifie

J’ai pensé l’avoir neutralisé. J’ai fondé un foyer. J’ai élevé des enfants. Je me suis occupé de ma famille. Je me suis rendu utile à mes proches. Je suis même arrivé périodiquement à me convaincre que mon travail avait une vague utilité, qu’en tant que salarié, consommateur, contribuable et toutes ces sortes de choses, je faisais partie de quelque chose, dans lequel j’avais une vague utilité.

Et puis la question de l’utilité m’est revenue quand même. Et puis elle est repartie. Et puis depuis le début du « confinement » elle m’est revenue en pleine gueule. Mon inutilité de petit-bourgeois de la banlieue parisienne. Mon inutilité d’informaticien. L’inutilité de ce sur quoi je travaille. L’inutilité de l’organisation à laquelle j’appartiens. Mon inutilité de « télétravailleur » en « confinement » pour cause de Covid-19 n’est qu’un précipité de mon inutilité tout court.

Je sais bien que la question de l’utilité est pourrie.

Je sais bien que l’utilité est un des concepts les plus douteux et les plus piégés du monde contemporain. Un concept instrumentalisé par la religion cruelle de l’Économie, qui l’a promu « théorie de l’utilité », rien que ça. Un concept incarné par l’ « homo economicus », ce monstre « rationnel » exclusivement obsédé par la maximisation de son gain et de son utilité, et toutes les conneries mises en équations à partir de ce genre d’axiomes.

L’utilité est un concept douteux, mais il est dans ma tête. Le néolibéralisme est un poison qui agit dans la tête.

Aussi ai-je semé dans ce blog toutes sortes de billets sur l’utilité et l’inutilité, à quoi sert ceci ou à quoi sert cela. À quoi sert la psychologie ? À quoi sert à l’économie ? À quoi je sers par mon travail ? À quoi servent tous ces financiers bien habillés ? Utiliser efficacement le peu de temps dont nous disposons. Vous êtes inutiles ! Une société peut-elle vivre en considérant 99 % comme inutiles ? Etc, etc… Utilité, inutilité… Etc, etc… Inutilité, utilité… Toujours le même ping-pong, pour essayer de me distraire de cette conviction qui me dit que je suis inutile. Faire taire cet instinct qui me hurle que je suis inutile.

Le slogan « Je suis rien », le hashtag #JeSuisRien, le cri « je me sens rien », ça veut dire en grande partie : « Je ne sers à rien ».

Il y a toujours la voix de Fabienne Thibault :

Pour moi tous les jours sont pareils
Pour moi la vie ça sert à rien
Je suis comme un néon éteint

Il y a toujours la voix de Jean Gabin :

Vous n’avez pas honte d’exister ?

Bah oui, j’ai honte d’exister. Pendant ce « confinement », chaque fois que je sors, je vois des gens plus utiles que moi. Des gens utiles tout court. Des gens qui, mine de rien, risquent leur vie au quotidien avec le Covid-19, pour moi et pour tous les autres.

J’en ai vus, pendant ces premières semaines de « confinement », des gens utiles, des gens vraiment utiles. Les employés du supermarché. Les employés de la pharmacie. Les employés du bureau de tabac. Les employés du bureau de poste. Les facteurs. Les éboueurs. Les livreurs. Le médecin qui m’a renouvelé mon ordonnance d’antihistaminiques. Les techniciens qui font la maintenance des réseaux d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunications. Des gens utiles, évidemment utiles, incontestablement utiles, qui n’ont pas besoin de se sentir utiles, qui savent qu’ils sont utiles, il est évident qu’ils sont utiles, la question ne se pose pas – ou plutôt, ne se pose plus, à la lumière crue et intense du « confinement ».

Il y a aussi ceux que je ne vois pas. Les soignants, aides-soignants, infirmiers, médecins et autres employés des services de santé. Les enseignants. Les fonctionnaires qui font que l’Etat tient encore. Les techniciens qui supervisent les réseaux d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunications. La production d’énergie. Les réseaux de transport. Les réseaux d’eaux usées. Les réseaux de distributions de toutes sortes. Et toutes sortes d’ « invisibles » comme on dit maintenant. Et j’en oublie. Utiles. Tous utiles, tous évidemment utiles, tous incontestablement utiles. Sans eux, tout ce petit monde en général, et tout « mon » petit monde en particulier, s’effondreraient.

C’est pour moi et pour tous qu’ils agissent, c’est à moi et à tous qu’ils apportent ; et moi je ne leur apporte rien. Certes, je paie mes achats au supermarché, à la pharmacie, au tabac, au bureau de poste ; je paie mes factures d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunications ; mais au fond je ne sers à rien. Je ne risque rien. Si je n’étais pas là, le monde continuerait de tourner.

Si j’essayais de me prétendre utile par-rapport à la catastrophe qui s’est abattue sur ce pays, on me rirait au nez, et on aurait raison.

Mais ce n’est qu’un précipité : si j’essayais de me prétendre utile en règle générale, si j’avais essayé de me prétendre utile à ce monde il y a deux mois ou il y a deux ans, on m’aurait aussi rit au nez, et on aurait eu raison.

Le rapport entre utile et inutile est asymétrique ; et je suis du mauvais côté.

Rien ne justifie

Je ne me considère certes pas parmi les plus toxiques et les plus nuisibles des inutiles. Il y a bien plus inutile, bien plus toxique, bien plus nuisible que moi. C’est une bien maigre consolation.

Je suppose que nous sommes nombreux à nous sentir inutiles, surtout par ces temps de « confinement ». Je ne suis probablement pas le seul à avoir honte d’exister. C’est une autre bien maigre consolation.

Je représente au fond assez bien le système dans lequel je me suis laissé enfermer, et dont la futilité est mise en lumière par la catastrophe en cours. Une fois encore, c’est Romaric Godin qui en a donné une des plus belles expressions, dans son article publié par Mediapart en date du 11 avril 2020, intitulé « Ce que le confinement nous apprend de l’économie » :

(…) soudain, en quelques semaines, on se rend compte que l’on peut stopper la fuite en avant de l’économie marchande, que l’on peut se concentrer sur l’essentiel : nourrir, soigner, prendre soin. Et que, étrangeté suprême, la Terre ne cesse pas de tourner, ni l’humanité d’exister. Le capitalisme est suspendu dans son fonctionnement le plus primaire : il génère une plus-value minimale, insuffisante à alimenter la circulation du capital. Et l’homme existe encore.

Mieux même, débarrassé de l’abstraction marchande, il pense à sa vie et à celle des autres. C’est un pan essentiel de la pensée de ces gens qui s’effondre : le capitalisme n’est pas l’humanité. Lorsque la marchandise cesse de créer la « richesse », il ne se passe rien ou presque. On établit une forme de « socialisme de la pandémie », pour reprendre les termes de l’ancien dirigeant de Citigroup Willem Buiter.

Ou encore Dominique Méda, dans La Tribune en date du 14 avril 2020, intitulée « Dans les consciences des citoyens fermente une révolution » :

En effet, à la faveur de la crise, surgit le fait que nous réapprenons à classer « dans le bon ordre » les fonctions vitales (se soigner, se nourrir, se laver, s’habiller) et capitales (éduquer, se cultiver). C’est clé, d’abord pour y « voir clair » quant à la manière de concevoir autrement notre modèle de société ; « Où sont mes priorités ? » Acheter un 4×4 ou me déplacer à bicyclette ? Visiter les Maldives ou faire ma part, aussi modeste soit-elle, dans la lutte contre le dérèglement climatique et sillonner la Bretagne ou les Alpes ? Manger des avocats importés du Pérou ou des légumes de saison en provenance d’un producteur de ma région ? C’est clé, ensuite, car dès lors nous prenons conscience qu’une multitude de métiers ou de fonctions professionnelles sont secondaires, voire anecdotiques. Voire même délétères. Et souvent rémunérés de manière inversement proportionnelle à leur utilité, à leur contribution au bien-être de la planète et de la communauté des hommes…

Je n’ai toujours pas lu « Bullshit Jobs » de David Graeber, et je ne pense pas que je n’en aurai jamais le temps ou l’occasion. Mais je crois avoir bien compris le concept. Il faut bien occuper les inutiles, et leur justifier un semblant de statut. Justifier…

À quoi je sers ? À sauver les apparences. À ne pas ajouter du malheur au malheur. À perpétuer certaines illusions. À rembourser un prêt immobilier, à payer les études des enfants, à faire ce qu’il y a à faire. À justifier mon existence. À justifier le volume que j’occupe, l’air que je respire, les ressources que je consomme. Justifier, justifier, toujours justifier, il faut toujours se justifier.

Vous n’avez pas honte d’exister ?

J’ai jadis entendu mon père esquisser une révolte et s’exclamer : « J’ai le droit de vivre ! »

J’avais jadis un bon camarade à qui j’ai chipé l’expression : « Excuse-moi de vivre ! »

Parfois je n’ai plus honte d’exister. Parfois j’y crois encore. Parfois j’arrive à y croire, sincèrement.

Et puis certains jours je n’y crois plus du tout.

J’y pense et puis j’oublie

Et la vie n’est pas finie.

Je pense qu’il y a entre 30% et 50% de chances que je reçoive une lettre de licenciement dans les six prochains mois. Ça sera peut-être mieux ainsi. Ça ne sera pas déshonorant. Ça sera peut-être même un soulagement. Vu mon âge, je ne retrouverai jamais un « job » équivalent à l’actuel ou aux précédents. Et ça sera tant mieux. Je déteste ce « job ». Je déteste cette « organisation ». Je déteste cette « hiérarchie » (du grec hieros, sacré et de arkhê, pouvoir – pouvoir sacré – oui, sacré, surtout ne pas rire). Je déteste tout ça. J’aurais adoré faire partie d’une grande équipe. C’est raté. C’est trop tard. C’est pas grave. Il ne faudra rien regretter. On m’oubliera. On m’oubliera vite.

Je n’ai jamais démissionné. Je suis brave et honnête. Je suis bête et discipliné. Je suis incapable, par moi-même, d’aller vers autre chose. Alors, ça sera peut-être mieux d’être un peu forcé.

J’essaie de me dire que je trouverai. Je ne suis pas un imbécile. Je sais faire des choses. Je peux encore être utile à quelque chose ou à quelqu’un. Je peux faire des choses. Je trouverai des choses à faire. Je trouverai un moyen d’être utile à mes semblables – et par là-même un moyen de subsister, honnêtement, sereinement.

C’est que j’essaie de me dire. C’est ce qu’il va falloir que j’essaie de me dire dans les prochains mois, probablement. Il faudra déjà que j’arrive à le dire plus simplement : C’est ce que je dirai. C’est ce que je ferai. Si j’en suis capable. Si dieu me prête vie et toutes ces sortes de choses.

En attendant, je me sens inutile, tellement inutile.

Les faits sont têtus.

Bonne soirée.

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11 commentaires pour Le sentiment d’inutilité

  1. smolski dit :

    En quoi sommes-nous fondamentalement utiles ?
    Nous le sommes tous comme l’est le caillou sur le chemin, sans lui, il n’y aurait pas d’étoiles dans la nuit…
    D’après Fellini – La Strada

    Typo : « on verse un liquide translucide dans un autre liquide translucide, et au contact le première liquide devient coloré. » « premier »

  2. Laurence dit :

    Se comparer sans relâche c’est se tendre des bâtons pour se battre, surtout avec le prisme de chercher le bien chez l’autre et le rien chez soi-même.
    Tu es là, c’est un fait, ni bien ni mal.
    Résiste ! )
    Bises

  3. Il n’y a rien de dramatique à être inutile… inutilité forcément relative et subjective d’ailleurs !
    D’autant plus que notre inutilité de CSP+ est beaucoup plus le fruit d’une allocation défectueuse des ressources (humaines) par un système qui s’enorgueillit sans cesse du contraire que le résultat de nos choix individuels…
    Être nuisible pose beaucoup plus problème !

  4. Anonyme dit :

    « […] l’or­­ga­­ni­­sa­­tion de la vie est deve­­nue si complexe et les proces­­sus de produc­­tion, distri­­bu­­tion et consom­­ma­­tion si spécia­­li­­sés et subdi­­vi­­sés, que la personne perd toute confiance en ses capa­­ci­­tés propres : elle est de plus en plus soumise à des ordres qu’elle ne comprend pas, à la merci de forces sur lesquelles elle n’exerce aucun contrôle effec­­tif, en chemin vers une desti­­na­­tion qu’elle n’a pas choi­­sie. […] l’in­­di­­vidu condi­­tionné par la machine se sent perdu et déses­­péré tandis qu’il pointe jour après jour, qu’il prend place dans la chaîne d’as­­sem­­blage, et qu’il reçoit un chèque de paie qui s’avère inca­­pable de lui offrir les véri­­tables biens de la vie. Lewis Mumford
    https://www.partage-le.com/2020/04/22/sauver-des-vies-pour-quoi-faire-par-nicolas-casaux/

  5. smolski dit :

    « la paresse est bonne. Un idiot qui est paresseux, il s’ennuie à ne rien faire. Il me semble pourtant qu’il doit s’ennuyer toujours. Au lieu qu’un paresseux homme d’esprit goûte des plaisirs sans fin. »

    http://www.bmlisieux.com/curiosa/marsan02.htm 😉

  6. orgascic dit :

    Ce soir, j’ai pensé à vous. Je n’étais pas venu depuis longtemps.
    Votre post m’a fait sourire.

    Utile à qui …

    Avec ma plus chaleureuse embrassade !

    https://lebilletdesmontagnes.blogspot.com/2020/04/combien-valons-nous.html

  7. AbbyEve dit :

    Si je croyais en Dieu, je prierais tellement fort pour toi, pour apaiser cette lourdeur de l’existence (que je partage avec toi) afin que tu te rappelles que tu es un de ses Enfants Perdus, car la pureté de ton cerveau et de ton coeur est bien le signe … que dieu doit forcément exister quelque part (ou partout).

    Mais comme toi, je suis plutôt une « cartésienne », une scientifique, une informaticienne … et mon truc c’est la Science de l’Univers TOTAL : alors je vais coder une « Requête » que j’implémenterai sur un des Serveurs du Grand TOUT … l’Alpha et l’Oméga de toutes les réalités de tous les multivers quantiques … et j’espère qu’en retour sur recevras un peu de baume au coeur : car je sais reconnaître la pépite dans le tien et j’aimerais tellement être capable de rien Consoler ! Bisous d’amitié virtuelle, Mr K.

  8. Hubertelie EV dit :

    « Oh le gros piratage du Serpent informatique lol : (…) être capable de TE CONSOLER !! 😆😉 »
    Hahaha! Oui, je suis de tout coeur avec toi, c’est vraiment chiant qu’on ne puisse pas corriger les commentaires!! D’autant plus que les fautes faites sont souvent des parasitages et piratages de Serpent. A croire que c’est fait exprès pour qu’on ne puisse pas enlever les parasitages!

  9. J’avoue me sentir très désarmé et si inutile pour aider une personne si utile mais qui se sent si inutile….

    Permets-moi de te tutoyer, mon ami, mon frère.

    La question que je me pose pour commencer est de savoir si ce que je vais te dire te sera d’une utilité pour comprendre que tu es très utile. Tu le dis, je te lis, je comprends que tu crois que tu es inutile mais je ne crois pas du tout que tu aies raison de le croire. Je ne veux pas le croire, je ne peux pas le croire. Je n’ai jamais lu une personne très utile à l’humanité, car il est père d’au moins un enfant, et est donc UTILE AU MOIS pour sa fille!!!

    Demande le lui, et je suis sûr qu’elle te dira: « Papa, tu es utile ». Tu dis que tu as peur que ta fille te demande de quelle utilité elle est en ce monde…. Donc si tu as peur, c’est que tu l’aimes, donc tu es UTILE! Ton amours lui est utile, donc tu es utile. Si elle dit qu’elle se sent utile, alors ben voilà, tu as été utile pour avoir une fille qui se sent utile. Et si tout à coup elle se sent inutile, pas de panique, sois utile pour elle, dis-lui: « Mais non, ma chérie, dis pas ça, tu es UTILE! ».

    Et ce faisant tu te rends encore plus utile! Dans tous les cas tu es utile, que tu le veuilles ou non….

    Je vais te le dire en langage informatique, en BASIC ou en langage franco-BASIC:
    Alors ceci:

    IF ta fille dit qu’elle se sent utile THEN tu es utile puisque tu as donné vie à une fille qui se sent utile ELSE tu es utile quand même pour dire à ta fille qu’elle est utile.

    Et justement aussi tu es utile par son travail d’informaticien. Car j’ai lu aussi ton article de 2014 dans lequel tu exprimes tes sentiments sur l’informatique en général et sur ta qualité d’informaticien en particulier; Alors que sans l’informatique tu ne pourrais pas faire un blog pour m’informer, moi, qui peut-être habite très loin de toi, que tu penses être inutile. Et donc moi de te dire que c’est pas vrai du tout. Comment donc auras-je pu te le dire de loin sans internet et l’informatique? Ah, tu me diras: par téléphone… Bon OK.

    IF le téléphone est utile, THEN internet, ton métier d’informaticien et ton blog aussi.

    Je ne dis pas non plus que l’informatique et internet, c’est sans défaut, loin de là. Mais juste que ça sert quand-même, c’est utile.

    Autre question: qui a écrit: « Tous les commentaires sont les bienvenus »?

    Autrement dit: « Tous les commentaires sont utiles? »

    C’est toi qui as écrit ça?

    Oui?

    Ben voilà, c’était très utile de le dire !! Ça fait très plaisir de savoir que quelqu’un trouve bienvenus les commentaires qu’on peut faire sur son article, même si dans cet article il croit qu’il est inutile….

    Et j’ai donc commenté, et d’autres aussi. Mon commentaire et ceux des autres ont-ils été utiles?

    Oh non! Je t’entends me répondre: « Ton commentaire est utile, mais moi je me sens inutile ».

    Alors je dis que si vraiment tu te sens si inutile et que c’est pas une blague pour plaisanter et pour voir comment nous allons réagir face cela, il ne me reste plus qu’à dire:

    « Démon de l’inutilité, je te l’ordonne, SORS DE CET HOMME ! »

    Bien à toi.

    • AbbyEve dit :

      Avec une telle présence de Coeur et d’Esprit dans ce fil de commentaires, cela ne peut qu’être une « Mère-Veilleuse » INVITATION à laisser derrière soi un monde de Négation, et tous ses démons de dépression, pour embarquer Ensemble en direction d’un monde « autre » (Alter) où la solidarité, l’amitié et la joie sont les seuls maîtres à bord !! Il faut CHOISIR ! Le moment est venu que les Eves et les Adams se prennent par là main pour dire : DEHORS, DÉMONS, vous n’entrerez PAS dans notre Paradis désormais Retrouvé !!

      Tu sais, Mister K … quelque part il y a un Ange qui s’appelle Michel (ou Mikael) et qui a pour mission d’écraser la tête du Serpent, du Dragon, du Satan, du Mal sur cette planète. Mister M … accepte la Main tendue, laisse derrière toi cet Esprit de Négation qui nest PAS toi, et ouvre ton Coeur à cette « Alternation » qui n’est que cette ode à l’auto-Amour que je t’adresse ! Autrement dit : BOUGE-TOI le popotin … nous on t’aime … alors « Viens » !!! 😉 Bises d’Amitiés mon Cher Adam-K ! 🌸

Tous les commentaires seront les bienvenus.

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