Le marché des masques

Ce billet part d’un constat en faisant quelques courses en ce mois de juillet 2020.

À quelques minutes d’intervalles, j’ai acheté deux boîtes de masques jetables, pour avoir quelques stocks au cas où. Revenu chez moi, j’ai calculé le prix unitaire de mes achats. Un masque jetable fabriqué en Chine et acheté au tabac près de la gare : 59 centimes l’unité. Un masque jetable fabriqué en Italie et acheté en tête de gondole au petit supermarché : 34 centimes l’unité. Presque du simple au double. Diantre.

Parenthèse : Ce billet ne discutera pas de l’efficacité des masques contre les épidémies, ni du refus du port du masque comme affirmation virile, et encore moins de controverses passionnées sur les vaccins, la chroloroquine et autres poudres de perlimpinpin. Si c’est ce que vous cherchez, passez votre chemin. Mon point de vue est qu’un masque est un réducteur de risque. Certains masques réduisent plus certains risques que d’autres. Le risque zéro n’existe pas, mais il vaut mieux limiter les risques, dans la mesure du possible, faute de mieux. Il n’y a pas de miracle. There is no silver bullet.

Mon point de vue est qu’un grand pays moderne doit fournir à tous ses habitants les moyens de faire face à une pandémie prévisible, donc des masques de qualité suffisante, et tout le reste.

On est en 2020. On devrait être en train de coloniser Mars. On devrait savoir faire face à des fléaux millénaires, tels que les épidémies.

On devrait.

L’histoire des masques en France est une drôle d’histoire, dont une partie édifiante se trouve dans la série d’articles écrite par deux des journalistes les mieux informés de ce pays, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, et publiée par Le Monde début mai. Cinq articles, cinq ambiances.

  1. 2005-2007, le temps de « l’armement »
  2. 2007-2010, l’apogée du principe de précaution
  3. 2010-2011, le changement de doctrine
  4. 2011-2017, la mécanique du délitement
  5. 2017-2020, comment la France a continué à détruire son stock de masques après le début de l’épidémie

L’histoire des masques est une partie de la triste histoire de ce cher et vieux pays face aux pandémies en général, et face au Covid-19 en particulier. Juste une partie, mais peut-être la plus emblématique.

Au commencement, il y a un des derniers vestiges de la Vème République Française : le plan pandémie, établi à partir de 2004, mis en place à partie de 2006, dans les dernières années de la présidence Chirac. Jacques Chirac aura été le dernier président, pas complètement petit, mais plus vraiment grand, hanté par cette ultime imprécation de François Mitterrand :

Je suis le dernier des grands présidents… Enfin, je veux dire le dernier dans la lignée de De Gaulle. Après moi, il n’y en aura plus d’autres en France… À cause de l’Europe… À cause de la mondialisation… Après moi, il n’y aura plus que des financiers et des comptables.

Quand j’ai lu ces articles, pendant les derniers jours du « confinement » (« confinement » au sens : 135 € d’amende dans la gueule si vous êtes au mauvais endroit au mauvais moment), j’ai eu honte. Honte pour mon pays. Comment a-t-on pu en arriver là ?

Le lundi 16 mars 2020, j’avais écrit un billet intitulé « Nous ne sommes pas prêts ». Cette formulation était incomplète. J’aurais dû l’intituler : « Nous ne sommes plus prêts ».

En 2006, les leçons du SRAS en 2003 avaient été parfaitement apprises. L’essentiel avait été prévu. La République avait su se donner les moyens de se protéger, et de protéger sa population. Décider, planifier, organiser, préparer. Le confinement total, brouillon et traumatisant, improvisé et imposé faute de mieux par le régime Macron, aurait pu être évité dans une très large mesure.

Je me suis rappelé avoir lu en 2006, cadeau de Noël de mon beau-père je crois, un petit livre préfacé par Alexandre Adler, traduction et exégèse d’un rapport de la CIA sur les grands risques mondiaux. Je me suis rappelé que ça parlait de pandémie. Ce petit livre doit traîner dans un carton à la cave.

L’essentiel avait été prévu, avant 2006, et la France, en 2006, était exemplaire, ou en tout cas essayait encore de l’être. La France savait encore faire le nécessaire, ou en tout cas s’y efforçait. Ainsi par exemple la fameuse usine de Plaintel, dans les Côtes-d’Armor, près de chez ma belle-mère, capable de produire des centaines de milliers de masques par an : elle avait été suscitée par des commandes publiques, elle faisait partie d’un plan stratégique national.

En 2006, la France avait des plans, des compétences, des ressources, des hôpitaux, des personnels, des usines, des réserves.

Et puis, en 2020, la France n’a plus tout ça.

Par un mélange de grande idéologie et de petits calculs, elle s’est défaite de tout ça.

Étrange défaite, a-t-on lu sur mars-avril 2020 ? Certes, mais pas si étrange que ça. Les termites sont à l’œuvre depuis si longtemps.

Côté grande idéologie, on retrouve les étapes de la progression de l’idéologie néolibérale en France que décrit typiquement Romaric Godin dans « La guerre sociale en France » : 2007, élection du premier petit président ; 2007-2010, commission Attali (rapporteur : Macron) ; 2011, la promenade de Deauville et le virage austéritaire (SGA : Castex) ; 2012, le deuxième petit président et ses capitulations ; 2017, le troisième petit président et ses radicalisations ; etc.

Côté petits calculs, il faudra un jour décrypter le rôle des uns et des autres, notamment au Ministère des Finances (« Bercy ») et au Ministère de la Santé (« Ségur »). Qui a eu la brillante idée de faire des économies sur ceci ou cela, qui a eu la brillante idée de rajouter des strates administratives ineptes, de fusionner ceci ou cela, ou de faire ces imbéciles « grandes régions » avec des ARS bancales ? Des ministres en forme de termites, et puis des termites plus petites grouillant dans leurs équipes. « Les connards qui nous gouvernent », comme dit plus sobrement Frédéric Lordon. Typiquement, de belles carrières ont été amorcées pendant le quinquennat Hollande à Ségur : Gabriel Attal, Benjamin-Blaise Griveaux, Jérôme Salomon, etc. Ces gens-là rendront-ils un jour vraiment des comptes ?

Côté grande idéologie, on retrouve toujours les mêmes logiques. Ce n’est pas à l’État de faire. L’État État est inefficace. Le service public c’est obsolète. Il faut laisser faire le marché. Les stocks ça coûte cher. Il faut juste savoir gérer des flux. Il faut délocaliser, ça coûtera moins cher. Le marché a toujours raison. Il faut organiser la concurrence. Toujours les mêmes logiques des liquidateurs de ce pays.

Et ils étaient contents d’eux. Et ils étaient fiers d’eux. Les réductions de coûts, les fermetures de lits d’hôpitaux, les délocalisations de productions de médicaments et de matériel, les liquidations de stocks de masques, tout ça, pour eux, c’étaient des victoires. Ils s’en vantaient. Ils en étaient fiers. Ils en faisaient des communiqués. En décembre 2016, Marisol Touraine se voyait Premier Ministre. En février 2020, Agnès Buzyn se voyait Maire de Paris. Ils atteignaient leurs objectifs. Ils méritaient leurs promotions. Les bonus seront payés !

L’usine de Plaintel, près de Saint-Brieuc, délaissée, vendue, anémiée, a finalement été liquidée en 2018. C’était plus rentable de la délocaliser en Tunisie. C’était plus rentable de commander en Chine. Le marché a toujours raison.

En 2006, le plan pandémie prévoyait à terme un stock de 2 milliards de masques. La fortune de Bernard Arnault était évaluée à 21 milliards de dollars.

En 2010, il y avait un stock de plus d’un milliard de masques, et des fortes capacités de production nationale.

Début 2017, il y avait encore un stock de 600 millions de masques, et quelques capacités de production nationale.

Début 2020, il n’y avait plus qu’un stock de 150 millions de masques, et plus de production. La fortune de Bernard Arnault est évaluée à 76 milliards de dollars.

On parle jusqu’ici de masques de qualité médicale. Et les masques sont l’arbre qui cache la forêt : derrière les masques il y a les médicaments, les matériels médicaux, et puis il y a les infrastructures, les personnels, bref il y a les moyens de défense du pays. Ou plutôt, il y avait.

Et la crise est arrivée.

Ils ont commencé par la nier.

Ils ont refusé d’appliquer les plans : il fallait rassurer les marchés, il ne fallait pas nuire à l’économie, il ne fallait pas que ça risque de pénaliser les entreprises ! Quelques affichettes et quelques flics, ça suffira bien.

Ils ont aussi refusé d’essayer de reconstituer des stocks en urgence. Ils ont continué à se croire plus malins que les autres : pourquoi commander des masques en février alors qu’il y avait, n’est-ce pas, quelques tensions sur le marché, attendons quelques semaines, on les aura à moins cher, ça fera des économies. Et en mars encore, les stocks de masques supposés périmés continuaient à être brûlés méthodiquement – puisqu’on vous dit que les stocks c’est mal, c’est anti-économique, ça immobilise des fonds, ça coûte de l’argent !

Le mardi 10 mars 2020, l’impayable Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, ne trouvait rien de mieux à dire que :

C’est le moment de faire des bonnes affaires en Bourse.

Bref, ils se sont rabattus sur leur métier de base, leur « core business » comme on dit maintenant : ils ont menti. Il n’y pas de pénurie de masques, de toutes façons les masques ça sert à rien. Tout ça était imprévisible ! Qui aurait pu prévoir ? C’est la faute à pas de chance ! C’est ballot, hein ? Ils ont répété tout ça pendant des semaines. Ils n’avaient rien d’autre en stock, que des mensonges.

La justification ultime de la Vème République, et des pouvoirs exorbitants attribués au Président de cette République, tenait en deux mots : Mai quarante. Eviter à tout jamais une débâcle comme celle de mai-juin 1940. Donner à la République en général, et au Président de la République en particulier, les moyens de faire face à un péril majeur, les moyens de tenir, les moyens d’éviter une débâcle.

Cette justification aura tenu 61 ans. Cette justification ne tient plus. Le Covid-19 en mars-avril 2020, comme Fall Gelb en mai-juin 1940, a montré l’incurie, l’impréparation et l’incompétence d’une certaine élite française, et l’impuissance du « chef de l’État ». Plus rien ne justifie la Vème République. Plus rien ne justifie un Président Jupiter : il n’y a plus que des comptables !

Revenons aux masques, et autres matériels sanitaires et médicaux.

Une fois passée la phase des mensonges, et une fois passé le gros de la crise, après avoir juré leurs grands dieux qu’ils allaient tout changer, les maîtres de ce pays ont recommencé à faire ce qu’ils savent faire.

Des marchés. Pour les masques comme pour le reste.

Des marchés. Le Marché !

Encourager le marché.

Laisser faire le marché.

Organiser le marché.

Protéger le marché.

Tout le vocabulaire commercial a commencé à être décliné.

Le petit président lui-même, lors de son allocution du 11 avril, a lancé une invention géniale d’un point de vue marketing : les « masques grand public ». Il fallait la trouver celle-là. Il est sacrément disruptif le Manu ! À partir de là, on ne parle plus de masques de qualité médicale. À partir de là, n’importe qui peut vendre à peu près n’importe quoi.

Il n’est pas question que l’État, que l’État jupitérien de la Vème République se charge de produire. Il n’est pas non plus question qu’il encadre rigoureusement ce marché, qu’il fixe des normes exigeantes, qu’il impose des contrôles sévères. Ils feront peut-être un peu semblant, gesticuler devant des caméras ils savent faire, mais leur credo reste qu’il faut « faire confiance » aux « entrepreneurs ». Faire confiance à la sagesse et à la justice du marché. Donc, surtout, ne pas toucher aux prix. Laisser le marché fixer les prix. Le marché va pourvoir. Laissons faire le marché. Tout ça va s’équilibrer tout seul. Fixer des limites aux prix ? Hérésie ! Imposer la gratuité ! Blasphème !

Tout y est passé. Tous les poncifs néolibéraux ont été déclinés. On a même entendu l’impayable Agnès Pannier-Runacher expliquer sans rire :

L’approche qui consiste à dire ‘il y a un prix maximum’ risquerait de freiner l’innovation.

Tout y passe. Toutes les ficelles du marketing sont déployées, pour jouer sur les peurs et les émotions, pour fabriquer des segments et des niches, pour inventer des qualités accessoires afin de masquer la non-qualité de l’essentiel. Jouer sur les conditionnements, sur les couleurs, sur les arrondis, sur les mots.

Tout y passera. Bientôt les promotions, les soldes, les ventes flash, les séries limitées, le branding, le co-branding, les ventes privées, et autres cochonneries.

Et partout, au milieu du brouhaha, certains vont pouvoir engranger tout plein de profits. Partout où on pourra gratter de la marge, on grattera de la marge. Partout où on pourra vendre plus cher, on vendra plus cher. Il n’y a pas de petits profits.

La concurrence libre et non-faussée s’est mise en marche.

La main invisible du marché s’est mise en branle.

La main invisible du répugnant monde de la mode et de ses « marques ». Il est vrai que déclamer n’importe quoi pour vendre des bouts de tissus à des prix délirants est un de ses « core business ». Tout ce qui permet d’inventer du « haut de gamme », du « fashion », du « design », du clinquant et du tape-à-l’œil sera mise en œuvre, du moment que ça permet de dégager encore plus de marge.

La main invisible des ventes sur le Web, avec des sites qui disparaissent aussi vite qu’ils ont été montés, c’est beau la disruption…

La main invisible de tous les margoulins capables de mobiliser ici ou là quelques dizaines d’esclaves avec des machines à coudre, pour produire n’importe quoi ressemblant à des masques en tissu, peu importe la qualité réelle, faut juste que ça aille vite.

La main invisible de la grande distribution, qui jure bien entendu qu’elle vend à prix coûtant, tout en se gardant bien de publier les factures de ses sous-traitants, mais on leur fait confiance, ce sont des humanistes.

La main invisible qui spécule sur la rareté, et qui fait que les masques les plus efficaces soient réservés uniquement à ceux qui ont les moyens. Pour que les vrais masques, comme toutes les vraies choses, deviennent des produits de luxe.

Et, en face, des gens qui ont peur. Méticuleusement conditionnés par la télévision et les engins du diable à avoir peur.

Et aussi des responsables des achats de grosses boîtes sous pression de leurs directeurs de la communication. Faut montrer aux salariés qu’on pense à eux, y a un budget pour ça, faut le dépenser !

Et aussi des responsables des services généraux de collectivités locales diverses, notamment de mairies en ballottage défavorable, également sous pression. Faut se bouger, on va pas être regardants sur le choix du prestataire, faut juste qu’on puisse dire aux gens que nous on leur a trouvé des masques, allez zou, on commande, tant pis si c’est de la camelote, faut qu’on existe !

Nous étions des citoyens d’un grand pays, libres et égaux ; nous ne sommes plus que des consommateurs d’un petit marché, captifs et inégaux.

L’essentiel c’est qu’il y ait un marché, que ça vende et que ça achète. Le reste, on s’en fout. Que le produit soit bon ou mauvais, on s’en fout. Qu’il y en ait assez pour tout le monde, on s’en fout. On vend, on achète, et puis on oublie. YBGIBG. You’ll be gone, I’ll be gone.

L’essentiel c’est que ça génère du chiffre d’affaires. Et des profits. Et de la valeur ajoutée au sens comptable – donc des bouts de points de PIB. De la croissance ! De la croissance !! Youpi !!!

Quant à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter les masques dont ils ont besoin, qu’ils se débrouillent !

Le monde, il est pas fait pour tout le monde.

J’ai de la chance : chez moi, tout le monde est en télétravail, nous n’avons pas besoin de beaucoup de masques, et nous avons pu commander des masques en tissu sur le Web mi-avril. Depuis fin avril, j’ai toujours pu mettre un masque en tissu dans les lieux publics fermés. En ce mois de juillet, je peux acheter quelques boîtes de masques jetables sans me soucier du prix. Nous avons de la chance.

Tout le monde n’a pas de la chance. Certains doivent désormais porter des masques toute la journée ; et ces masques ne leur sont pas nécessairement fournis. Certains ne peuvent pas commander et se faire livrer n’importe quoi sur le Web. Pour certains, le coût des masques est lourd à porter – de même que le coût des soins, des médicaments, et de tout le reste. Ils sont à la merci de la malchance.

La chance ? Les néolibéraux appellent ça la justice du marché. Sérieusement. La pire des injustices, ce serait d’entraver le bon fonctionnement des marchés. Sérieusement. Ces gens sont très sérieux. Il faut les écouter. Il faut les prendre au sérieux. Ils tiennent ce pays. Ils tiennent ce monde.

We live in Utopia; it just isn’t ours.
Nous vivons dans une Utopie ; c’est juste pas la nôtre.

Bref, le masque est devenu une marchandise comme les autres.

Le marché du masque est un marché comme les autres.

Et tout ce qui a trait à la santé, à l’hygiène, à la survie, est appelé à n’être que ça aussi. Des marchandises. Des marchés. Des prix. L’offre, la demande, la manipulation, la spéculation. La rémunération des « entrepreneurs » qui « prennent des risques ». Et puis surtout, in fine, la rémunération d’un capital financier « investi ». On ne dit pas un « capitaliste », on dit un « investisseur ».

Les maîtres de ce pays, les connards qui nous gouvernent, n’ont pas changé, et ils ne changeront pas. Ils continuent juste à se radicaliser, et à radicaliser le monde qu’ils nous font subir.

Ils ne produiront rien. Ils ne relocaliseront rien. Ils ne nationaliseront rien. Ils ne réquisitionneront rien. L’impayable Agnès Pannier-Runacher l’a expliqué par exemple à propos de Luxfer, dernier fabriquant français d’oxygène médical :

Est-ce que cette entreprise est stratégique ? Je ne le crois pas puisque nous avons un fournisseur britannique.

Ils feront parfois un peu semblant, mais in fine, ils n’encadreront rien. Ils ne décideront rien. Ils restent convaincus de la supériorité du Marché, et de la sacralité du Capital. Il faut perpétuer le Capital. Il faut laisser faire le Marché. Il faut protéger le Marché. Il faut rémunérer le Capital. Il faut rassurer le Capital. Il faut apaiser le Moloch en lui offrant des sacrifices, fussent-ils des sacrifices humains. Il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du Capital.

Et ils se croient pragmatiques ! Ils se croient sans idéologie, discours ou baratin ! Ils se croient au-delà des idéologies, ils se croient modernes, supérieurement modernes !

Et ils se croient plus malins que les autres ! Ils se croient intelligents, supérieurement intelligents !

Ils y croient !

Un jour tout cela semblera ridicule.

En attendant, le carnage peut continuer, notamment dans le pays qui reste leur modèle, le pays de la libre entreprise et la patrie du capital, le pays où le refus de porter un masque est devenu un « marqueur identitaire »  : les États-Unis d’Amérique.

Rien de tel qu’une deuxième vague pour relancer le marché !

Bonne nuit.

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4 commentaires pour Le marché des masques

  1. smolski dit :

    typo :
    « Une fois passée la phase des mensonges, et une fois passé le gros de la crise, après avoir juré leurs grands dieux qu’ils allaient tout changé [changer], les maîtres de ce pays ont recommencé à faire ce qu’ils savent faire. »

    Il est singulier que cette maladie puisse s’associer circonstanciellement aux évènements mondiaux dénonçant les pratiques mortifères de la police.

    George Floyd et Adama Traoré :
    – « J’étouffe… J’étouffe… »

    Cette pandémie a aussi l’avantage de lisser les classes sociales, notamment par l’usage du masque sur le visage, ce qui nous « in-différencie » les uns des autres et devient un premier pas vers l’égalitarisme sociale nécessaire pour endiguer, non plus avec des masques mais par des actes, les conséquences des dérèglements climatiques planétaires en cours.

    Greta Thunberg à l’ONU :
    « – Comment osez-vous ? »

  2. Excellent texte, bravo !
    (Coquille : « Ils protéger le Capital »)

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